CG1-1588.md

identifiantCG1-1588.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/05/27 00:00
titreNapoléon à Faipoult, ministre de la République française à Gênes
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1588. - </b>À Faipoult, ministre de la République française à Gênes</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mombello, 8 prairial an V [27 mai 1797]</h2><p><br/> </p><p>Vous trouverez ci-joint, citoyen ministre, la lettre que j’écris au Sénat. Je ne puis pas vous dissimuler que vous avez eu tort d’empêcher notre escadre d’entrer dans Gênes, et votre conduite a une faiblesse qui ne sied pas à l’intérêt de la République ni à sa dignité[^1]. Les puissances de d’Italie se joueront-elles donc toujours de notre sang ? Je vous requiers, si, vingt-quatre heures après que mon aide de camp[^2] aura lu la présente lettre au Doge[^3], les conditions n’en sont point remplies dans tous les détails, de sortir sur-le-champ de Gênes et de vous rendre à Tortone. Je crois qu’il est nécessaire de prévenir les Français établis à Gênes, qui auraient des craintes, qu’ils cherchent à se mettre en sûreté.</p><p>Puisque l’aristocratie veut nous faire la guerre, il vaut mieux qu’elle se déclare actuellement que dans toute autre circonstance ; elle ne vivra pas dix jours.</p><p>Si le Sénat tient à cœur de maintenir l’amitié entre les deux républiques, après qu’ils auront rempli les préliminaires ci-dessus, vous vous rendrez à Milan, avec les députés du Sénat, pour aviser aux moyens nécessaires pour établir toujours la tranquillité dans Gênes et pourvoir aux réparations dues à la République pour les crimes commis envers les Français.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p><br/> </p> [^1]: Des émeutes ont éclaté au cours desquelles des Français ont été tués. Afin d’éviter un soulèvement général, Faipoult a conseillé à la flotte française, sous Brueys, de vers voile vers l’ouest. [^2]: Lavalette. [^3]: Brignole. [^4]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, Mémoires et documents, France, vol. 1769, fol. 65.</body>