CG1-1557.md

identifiantCG1-1557.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/05/18 00:00
titreNapoléon à Haller, administrateur des Finances de l’armée d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1557. - </b>À Haller, administrateur des Finances de l’armée d’Italie</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mombello, 29 floréal an V [18 mai 1797]</h2><p><br/> </p><p>Vous trouverez ci-joint une lettre du citoyen Hamelin. Puisqu’il déclare la contribution payée, il doit donc rendre compte de 2 400 000 francs. Comme dans mon ordre il n’est point dit que les comestibles qu’il donnerait à la troupe ne seraient pas compris dans la contribution, et que d’ailleurs je l’ai, à cet effet, diminuée de 400 000 livres, je pense que le citoyen Hamelin ne les aura pas reçus en compte. Comme c’est lui qui a dû veiller à la réception et évaluation des différentes marchandises qui ont été fournies, c’est lui qui doit en être responsable, et je vous prie de lui donner sur-le-champ l’ordre de se porter, immédiatement après l’évacuation, à Milan, pour rendre compte des 2 400 000 francs qu’il a dû recevoir, sur lesquels il ne doit rien être défalqué, et vous devez lui accorder pour sa mission les appointements d’usage.</p><p>Vous donnerez l’ordre également que la sentence de la commission soit exécutée avec la plus grande rigueur et sous la responsabilité du citoyen Hamelin, qui n’a pas le droit de trancher, comme il le fait, sur un objet aussi essentiel pour les finances de la République[^1].</p><p>Si les marchandises existant au lazaret, quelles que soient les réclamations qu’on fasse, peuvent être vendues avant le 5 du mois prochain, on procédera sur-le-champ à la vente.</p><p>Si, au contraire, cette vente ne peut pas être exécutée sous ce peu de temps, on chargera tout sur les bâtiments qui se trouveront à Trieste, et on transportera les marchandises à Ancône ou à Ponte di Lagoscuro, selon qu’il sera le plus facile, afin que, vingt-quatre heures après, il soit procédé à la vente. Je vous prie d’engager les différents agents de la République à ne pas faire les honneurs du trésor public et à tenir un peu davantage aux intérêts de la République.</p><p>Les effets existant au mont-de-piété de Vérone et les marchandises existant sur les barques doivent être vendues également avant le 5 prairial ; elles doivent être vendues, comme nous en sommes convenus, ainsi que les marchandises de Trieste, à des fournisseurs auxquels l’ordonnateur en chef a donné des bons.</p><p>Les agents ne doivent pas retarder d’un seul instant la prise de l’argenterie des églises. Immédiatement après avoir fait les procès-verbaux, ils doivent faire passer ladite argenterie à Milan.</p><p>Il faut laisser aux différentes villes de l’État de Venise la jouissance des revenus qu’elles payaient au Gouvernement, afin de leur donner la facilité de nourrir l’armée. Il ne faut pas qu’il soit porté la moindre atteinte aux différents monts-de-piété, hormis à celui de Vérone.</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p>J’envoie ceci par un guide à midi un quart ; je vous prie d’envoyer un courrier extraordinaire à Trieste et de faire prévenir le citoyen Hamelin que l’évacuation doit s’en faire le 5 prairial.[^2]</p><p><br/> </p> [^1]: Ce qui précède et le post-scriptum concernent la ville de Trieste. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1806, d’après une communication de M. Berthold de Haller.</body>