CG5-9980.md

identifiantCG5-9980.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/05/06 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9980. - </b>Au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Alexandrie, 16 floréal an XIII [6 mai 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, vous trouverez ci-joint un projet de décret pour le monument dont j’ai posé la première pierre<sup>[^1]</sup>. Mon intention est que sur-le-champ le génie fasse travailler à poser la première pierre ; que des fondations soient faites autant qu’il sera nécessaire, et que l’on construise un bloc de maçonnerie ; on y mettra des médailles et pièces de monnaie qui puissent conserver le souvenir de l’époque actuelle. Mon intention est que ce monument soit une pyramide toute en grosses pierres, afin d’être à l’abri du temps. Je désirerais qu’elle coûtât tout au plus 300 000 francs. On mettra, s’il est nécessaire, deux ou trois ans à la construire ; 30 000 francs cette année, du génie. On suivra les mêmes dimensions de la grande pyramide d’Égypte, bien entendu qu’elle sera moindre ; une disposition analogue peut être déterminée par le prix à y mettre ; assez grande pour avoir une belle salle intérieure, obscure ; et, sur des tables de marbre, seront écrits les détails de la bataille, les noms des soldats morts et différents événements. Je ne verrai aucun inconvénient à ce que sur une table de marbre soit le plan figuré de la bataille. Il n’y aura pas besoin d’escaliers pour monter dessus ; qu’on y monte de bloc en bloc, comme sur celle d’Égypte. Ainsi, avant huit jours, je désire que la première pierre soit véritablement posée sous de gros blocs, de manière qu’elle ne soit pas dérangée, et que ce qu’on y a fait ne soit pas à faire. Vous me présenterez le plan à Milan. Cette année, avant le 1<sup>er</sup> frimaire, je déterminerai ce qui devra être fait. Je désire que Chasseloup fasse placer, cette année, à Dego et Montenotte, des inscriptions sur de petits monuments d’un goût extrêmement simple, et qui ne doivent pas coûter plus de 5 000 francs : à Dego, à l’endroit au delà de la rivière, où j’ai fait les dispositions de la bataille ; à Montenotte, au delà de […], au point où la colonne qui a tourné est venue attaquer l’ennemi. Vous mettrez les inscriptions, qui devront être inscrites sur des tables de marbre. Il y sera rappelé la reprise de Dego et l’affaire de Cosseria. Un à Mondovi, où les ennemis avaient leur redoute<sup>[^2]</sup>.<sup>[^3]</sup></font></p> [^1]: À Marengo. [^2]: Ces inscriptions concernent les batailles de la première campagne d’Italie. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, floréal an XIII, n° 105.</body>