CG5-9979.md

identifiantCG5-9979.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/05/06 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9979. - </b>Au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Alexandrie, 16 floréal an XIII [6 mai 1805]<sup>[^1]</sup></h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, vous donnerez des ordres pour que le 5<sup>e</sup> régiment de ligne retourne à Turin où il tiendra garnison, que le 23<sup>e</sup> et 60<sup>e</sup> de ligne restent à Alexandrie ; que le 14<sup>e</sup> d’infanterie légère reste à Tortone ; que le 56<sup>e</sup> soit réuni à Asti ; que le 102<sup>e</sup> se rende à Gênes ; que le 8<sup>e</sup> d’infanterie légère se rende au camp de Castiglione ; que le 23<sup>e</sup> régiment de chasseurs tienne garnison à Verceil ; que le 4<sup>e</sup> tienne garnison à Savigliano ; le 19<sup>e</sup> à Turin, et le 24<sup>e</sup> à Pignerol ; et que le 23<sup>e</sup> de dragons soit envoyé à Lodi pour y tenir également garnison. Lorsque le 79<sup>e</sup> arrivera, il sera placé à Casal<sup>[^2]</sup>, hormis un bataillon qui sera caserné à Valence. Je pense que les casernes de Valence, d’Asti, de Casal et de Tortone doivent être tenues en état. Faites-moi un rapport général sur les casernes de la 27<sup>e</sup> division militaire<sup>[^3]</sup> pour savoir celles qu’il faut conserver, et celles qu’il faut abandonner. Il n’y a pas dans la 27<sup>e</sup> division, comme en deçà des Alpes, un adjudant commandant par département<sup>[^4]</sup> ; mon intention est que cela ait lieu ; vous me préviendrez des projets de nominations. Le bataillon du train d’artillerie restera à Alexandrie, ainsi que le 4<sup>e</sup> régiment d’artillerie. Le bataillon du train sera employé à évacuer l’artillerie que nous avons à Gênes sur Alexandrie, conformément à l’état de mouvement que vous me présenterez pour que je l’approuve. Vous aurez soin que le transport se fasse à petite journée pour ne pas fatiguer les chevaux, et que des relais soient disposés de Gênes à Alexandrie, de manière que les chevaux ne fassent qu’une journée ou au plus deux. Recommandez au général commandant la 27<sup>e</sup> division militaire<sup>[^5]</sup> de porter un soin particulier au 5<sup>e</sup> de ligne et au 56<sup>e</sup>. Mon intention est que le 56<sup>e</sup> soit réuni en entier à Asti, pour y faire peu de service et s’y rétablir, et que le 5<sup>e</sup> de ligne fasse à Turin le moins de service possible. Il y aura à Alexandrie un général de division chargé du commandement du régiment de Tortone, d’Alexandrie, d’Asti, de Casal, de Valence. Son commandement se bornera à surveiller la discipline, l’instruction et la santé des troupes ; le général commandant la 27<sup>e</sup> division sera chargé de tout le reste. Ce général même pour la partie qui le regarde sera sous les ordres du général commandant la division. Faites connaître au général qui commande à Gênes<sup>[^6]</sup> que mon intention est bien positivement que le 102<sup>e</sup> soit réuni dans le faubourg de Gênes, et qu’il ne soit mis en mouvement qu’en cas de nécessité, afin que ce corps soit toujours en bon état, son instruction soignée, et qu’il soit capable de faire la guerre. Faites connaître au général Verdière<sup>[^7]</sup> mon mécontentement de ce qu’il a laissé dépérir le 5<sup>e</sup> de ligne à Livourne, et que mon intention est qu’il ne mette aucune troupe française à Orbetello ni dans les marais, mais les troupes de la Reine d’Étrurie ; qu’il réunisse une troupe dans des endroits sains. Le 25<sup>e</sup> de dragons est en mauvais état, faites-moi connaître quelle est sa masse de remonte, et la mesure qu’a prise ce colonel<sup>[^8]</sup> pour remonter ce régiment. Ce colonel ne me paraît pas avoir fait son devoir ; il est ridicule qu’il me présente un régiment qui n’a que 200 chevaux. Il faudrait là un colonel plus actif. En général les régiments de la cavalerie qui sont en Italie ne doivent point garder d’argent dans leur caisse de remonte, mais faire venir leurs chevaux ; leur éloignement semble l’exiger. Faites établir un manège à Verceil ; on peut prendre pour cet objet une Église ou un couvent ; il doit y en avoir un à Turin. Faites-en établir un à Savigliano. Je n’ai pas le soin des troupes à louer. Veillez bien à ce que tous mes régiments restent réunis surtout l’été et que leur instruction soit veillée. Recommandez bien aux généraux de tenir la main à ce que l’on ne fatigue point la garnison par de vains services inutiles, et qu’on emploie beaucoup leur temps en instruction.<sup>[^9]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3> [^1]: L’expédition n’est pas datée mais la minute (Archives nationales, AF IV 866, floréal an XIII, n° 97) porte la date du 6 mai. [^2]: Casale Monferrato (Piémont). [^3]: Chef-lieu : Turin. [^4]: Les adjudants commandants appartiennent au cadre fixe des états-majors et sont employés dans les divisions actives et les divisions militaires. [^5]: Dupont-Chaumont. [^6]: Milhaud. [^7]: <span></span> Il s’agit du général de division Verdier, commandant les troupes en Étrurie, et non du général de brigade de cavalerie Collin, dit Verdière, employé alors dans la 22<sup>e</sup> division militaire (chef-lieu : Tours). [^8]: Rigau. [^9]: Expédition, British Library, ADD. MSS., 23,004, fol. 137.</body>