| identifiant | CG5-9926.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1805/04/28 00:00 |
| titre | Napoléon à Fouché, ministre de la Police générale |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9926. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Stupinigi, 8 floréal an XIII [28 avril 1805]</h2><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur Fouché, la réforme des journaux aura bientôt lieu<sup>[^1]</sup> ; car il est par trop bête d’avoir des journaux qui n’ont que l’inconvénient de la liberté de la presse sans en avoir les avantages, et qui, par malveillance ou ineptie, colportent tous les bruits propres à alarmer le commerce, et toujours dans le sens et dans la volonté de l’Angleterre. Dites aux rédacteurs que vous ne leur ferez aucune observation sur de petits articles ; qu’il n’est plus question aujourd’hui de n’être pas mauvais, mais d’être tout à fait bons ; car on ne les laissera pas jouir de bons revenus pour ne rendre aucun service, et au contraire pour nuire. En répétant cela aux différents journalistes et leur disant qu’ils ont encore trois ou quatre mois pour faire leurs preuves, ce sera à eux à faire leur profit de ces avertissements.<sup>[^2]</sup></font></p> [^1]: En réalité, la politique de sanction, suppression et fusion des feuilles politique restera empirique jusqu’en 1811. La mesure la plus spectaculaire est à cette époque la nomination systématique de censeurs appelés « rédacteurs » dans les journaux. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, floréal an XIII, n° 56.</body> |