| identifiant | CG5-9921.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1805/04/27 00:00 |
| titre | Napoléon au maréchal Moncey, premier inspecteur général de la gendarmerie |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9921. - </b>Au maréchal Moncey, premier inspecteur général de la gendarmerie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Stupinigi, 7 floréal an XIII [27 avril 1805]</h2><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai lu avec attention votre rapport du 27 germinal relativement au département d’Ille-et-Vilaine. Je désire que vous donniez l’ordre au colonel Mignotte<sup>[^1]</sup> de <…> Je pense qu’il se sera transporté dans le canton de Fougères. L’existence de trente ou quarante brigands dans ce département ne doit pas être traitée légèrement, et je désire qu’il soit pris des mesures extraordinaires. S’il doutait de cette existence, qu’il se mette en campagne avec la réserve de sa légion ; qu’il voie de ses propres yeux les lieux où l’on dit qu’ont été les brigands, et, si leur existence se confirmait, qu’il le fasse connaître par des courriers extraordinaires.</font></p><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je pense que le colonel Ponsard<sup>[^2]</sup> se sera rendu à Compiègne pour donner plus d’activité aux poursuites contre les brigands ; le courrier arrêté est une affaire d’importance. Il ne doit rentrer à Paris qu’après avoir découvert et fait saisir les brigands. La demeure d’un colonel de gendarmerie est partout où il y a un événement extraordinaire dans sa légion<sup>[^3]</sup>.</font></p><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon intention est d’établir deux compagnies de gendarmerie dans l’État de Gênes. Envoyez à mon ministre à Gênes<sup>[^4]</sup> l’état de ce qu’elles coûteraient, commandées par un chef d’escadron, qui resterait à Gênes. J’estime que les deux compagnies pourraient être composées chacune de 30 brigades, dont 25 à pied et au plus 5 à cheval. Le général Radet serait très propre à cette organisation. Je désire, dès que mon ministre vous aura fait connaître qu’il est d’accord avec le Sénat, que vous donniez l’ordre pour la formation de ces deux compagnies, que je désire composer au moins de deux tiers Français. Vous pourrez y mettre deux officiers du Golo et du Liamone<sup>[^5]</sup>, comme plus accoutumés à la langue et à sympathiser avec les habitants.<sup>[^6]</sup></font></p> [^1]: <span></span> Colonel de la 4<sup>e</sup> légion de gendarmerie (Rennes). [^2]: <span></span> Colonel de la 1<sup>re</sup> légion de gendarmerie (Paris). [^3]: Affaire de l’attaque du courrier de Paris-Bruxelles. Voir CG5-9899. [^4]: Saliceti. [^5]: <span></span><sup>?</sup> Les deux départements corses. [^6]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, floréal an XIII, n° 45.</body> |