| identifiant | CG5-9917.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1805/04/27 00:00 |
| titre | Napoléon au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9917. - </b>Au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Stupinigi, 7 floréal an XIII [27 avril 1805]</h2><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur Decrès, votre courrier du 3 floréal ne m’apporte aucune nouvelle des Indes ; les pièces que vous m’avez envoyées ne contiennent rien ; le nom de Linois<sup>[^1]</sup> n’y est pas même prononcé, et j’ignore la situation des choses dans ce pays.</font></p><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">La lettre qu’a reçue Vanlerberghe a été écrite par Beurnonville<sup>[^2]</sup> ; cela est par trop ridicule, faites-lui-en connaître mon mécontentement. Dans les affaires de cette nature, le secret doit être toujours essentiellement gardé. Ce sera par Paris que l’Angleterre apprendra cette nouvelle, et elle le saura sept ou huit jours plus tôt qu’elle n’aurait dû le savoir, résultat immense pour nos opérations. Recommandez-lui d’être désormais plus circonspect.</font></p><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J’imagine que l’escadre de Rochefort partira ; s’il y a empêchement, et que vous jugiez à propos de faire partir une des deux frégates de Lorient, je n’y vois pas d’inconvénient. Dans tous les cas, mon intention est que Villeneuve arrive devant le Ferrol, quand même l’escadre de Rochefort ne l’aurait pas joint ; il a 18 vaisseaux ; il est impossible qu’il en trouve plus de 10 devant le Ferrol.</font></p><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je suis surpris de ne pas recevoir des nouvelles de la Martinique ; il est probable que le brick qui a été expédié aura été pris. Il est impossible qu’en pressant, comme vous le faites, l’escadre de Rochefort, en faisant partir une frégate de Lorient, et une corvette ou un brick de Bayonne ou de Bordeaux, l’amiral Villeneuve ne soit pas instruit, et que, de ces trois points si éloignés, quelque chose ne lui arrive. J’espère encore dans le départ de Ganteaume.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Commandant des forces navales françaises dans l’océan Indien de 1803 à 1806. [^2]: Ambassadeur de France à Madrid. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8642, d’après l’expédition communiquée par la duchesse Decrès. Minute, Archives nationales, AF IV 866, floréal an XIII, n° 46.</body> |