CG5-9911.md

identifiantCG5-9911.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/04/26 00:00
titreNapoléon à Talleyrand, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9911. - </b>À Talleyrand, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Stupinigi, 6 floréal an XIII [26 avril 1805]</h2><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">L’État de Gênes a toujours été un refuge pour les brigands. La tranquillité des départements des Alpes-Maritimes, de la Stura et de Marengo<sup>[^1]</sup>, et des États de Parme et de Plaisance, ne sera pas assurée tant qu’il n’y aura point une gendarmerie organisée comme dans le reste de mes États. Mon intention est donc de charger le maréchal Moncey d’organiser, pour les États de Gênes, deux compagnies de gendarmerie, une pour chaque Rivière<sup>[^2]</sup>. Elles seront sous les ordres d’un chef d’escadrons, qui correspondra avec le colonel de la gendarmerie<sup>[^3]</sup> des six départements du Piémont. Je donne, en conséquence, l’ordre au premier inspecteur général de la gendarmerie d’envoyer directement à mon ministre, à Gênes<sup>[^4]</sup>, l’état de ce que coûteraient ces deux compagnies. Il est nécessaire que ce ministre obtienne du sénat les fonds et les ordres nécessaires pour leur organisation. Je désire que les deux tiers des officiers en soient Français et le reste Liguriens. Cette mesure est indispensable pour la tranquillité de mes États ; et ce n’est qu’autant que le voisinage de la République de Gênes n’en trouble point l’équilibre, que je puis lui laisser son indépendance.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: Trois départements frontaliers de la République ligurienne [^2]: Les Rivières du Ponant et du Levant qui encadrent le golfe de Gênes (aujourd’hui Riviera). [^3]: Boisard. [^4]: Saliceti. [^5]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, Mémoires et documents, France, vol. 1775, fol. 104.</body>