CG1-1512.md

identifiantCG1-1512.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/04/16 00:00
titreNapoléon au Directoire exécutif
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1512. - </b>Au Directoire exécutif</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Leoben, 27 germinal an V [16 avril 1797]</h2><p><br/> </p><p>En conséquence de la suspension d’armes[^1] que je vous ai envoyée par mon dernier courrier, la division du général Sérurier a occupé Gratz, ville contenant 40 000 âmes, et estimée une des plus considérables des états de l’Empereur.</p><p>Les généraux Joubert, Delmas[^2] et Baraguey d’Hilliers ont eu à Botzen et Mülhbach différents combats desquels ils sont toujours sortis vainqueurs. Ils sont parvenus à traverser tout le Tyrol, à faire dans les différents combats, 8 000 prisonniers, et à se joindre avec la grande armée par la vallée de la Drave. Par ce moyen, toute l’armée est réunie. Notre ligne s’étend depuis la vallée de la Drave, du côté de Spittal à Rottenmann, le long de la Mur, Bruck, Gratz, et jusqu’auprès de Fiume.</p><p>Vous trouverez ci-joint une note des officiers qui se sont particulièrement distingués dans les affaires du Tyrol.</p><p>En général, je suis très content de la bravoure de toutes les troupes ; dans toutes les affaires où elles se sont trouvées, elles ont toujours donné avec l’intrépidité naturelle à l’armée d’Italie.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p><br/> </p><p style="text-align: center"><br/> </p><p style="text-align: center">ÉTAT <span style="font-variant: small-caps">des officiers et soldats qui se sont distingués dans les journées des 30 ventôse, 1</span><span style="font-variant: small-caps"><sup>er</sup></span><span style="font-variant: small-caps">, 2 et 4 germinal an V [20, 21, 22 et 24 mars 1797]</span> </p><p style="text-align: center"><br/> </p><p>M<span style="font-variant: small-caps">ARTIN</span>[^4]<span style="font-variant: small-caps">,</span> adjudant-major au 2<sup>e</sup> bataillon de la 33<sup>e</sup> demi-brigade de bataille. Dans la journée du 30 ventôse, il s’est élancé le premier dans les retranchements ennemis, à la tête de quatre compagnies. Ses talents militaires et une conduite soutenue le font considérer comme un excellent officier.</p><p>F<span style="font-variant: small-caps">ABRE</span>[^5]<span style="font-variant: small-caps">,</span> capitaine dans la 11<sup>e</sup> demi-brigade d’infanterie légère. Cet officier est un des plus distingués de l’armée par ses talents et par sa conduite militaire, qui est un enchaînement d’actions de bravoure.</p><p>L<span style="font-variant: small-caps">ABBE,</span> capitaine dans la 11<sup>e</sup> demi-brigade d’infanterie légère. Cet officier, recommandable par beaucoup de bonnes qualités, commandait les trois compagnies de carabiniers de la 11<sup>e</sup> dans la journée du 30 ventôse ; digne d’être à la tête de ces braves gens, il fut atteint d’un coup dangereux en leur donnant l’exemple de l’intrépidité.</p><p>B<span style="font-variant: small-caps">ERTHIER,</span> lieutenant dans la 11<sup>e</sup> demi-brigade d’infanterie légère. Cet officier s’est montré avec distinction dans toutes les affaires ; dans la bataille de Klaus en, il s’est battu contre un dragon ennemi qu’il a démonté ; les généraux se louent beaucoup de son courage.</p><p>R<span style="font-variant: small-caps">ENARD</span>[^6]<span style="font-variant: small-caps">,</span> sergent-major de grenadiers au 2<sup>e</sup> bataillon de la 33<sup>e</sup> demi-brigade de bataille. Ce militaire, dans la journée du 30 ventôse, reçoit deux coups de feu, va se faire penser et retourne au combat ; il était déjà connu par d’autres traits de bravoure, et s’était surtout distingué dans la journée du 25 nivôse.</p><p>Le général Dumas s’est loué des adjudants V<span style="font-variant: small-caps">alentin</span> et L<span style="font-variant: small-caps">IEBAUTIN.</span></p><p>Le chef de brigade L<span style="font-variant: small-caps">AVAL,</span> de la 33<sup>e</sup>, s’est également comporté avec bravoure et distinction dans toutes les affaires, ainsi que le capitaine V<span style="font-variant: small-caps">ISBY,</span> de la 4<sup>e</sup> d’infanterie légère, et beaucoup d’autres militaires. Je dois surtout vous nommer le capitaine J<span style="font-variant: small-caps">OLY,</span> de la 3<sup>e</sup>, qui a eu la jambe traversée d’une balle, et qui est un officier d’un rare mérite.[^7]</p><h3>Bonaparte</h3> [^1]: Du 7 au 13, puis au 16 avril. [^2]: Antoine Guillaume Maurailhac d’Elmas de La Coste, dit Delmas (1766-1813), général de brigade (juin 1793) puis de division (septembre 1793), successivement décrété d’accusation, réintégré, rayé des cadres, il sert à partir d’octobre 1794 à l’armée du Rhin. Envoyé en Italie avec une division en janvier 1797. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1732, d’après le dépôt de la Guerre. [^4]: <span></span>Martin, adjudant-major au 2<sup>e</sup>bataillon de la 33<sup>e</sup>demi-brigade de bataille de l’armée d’Italie. [^5]: <span></span>Gabriel Jean fabre (1774-1858), ancien du siège de Toulon, capitaine à la 11<sup>e</sup>demi-brigade d'infanterie légère<b> </b>puis au premier bataillon de carabiniers<b> </b>de l’armée d’Italie. [^6]: <span></span>Renard, sergent-major de grenadiers au 2<sup>e</sup>bataillon de la 33<sup>e</sup>demi-brigade de bataille de l’armée d’Italie. [^7]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1733, d’après le dépôt de la Guerre.</body>
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