CG5-9862.md

identifiantCG5-9862.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/04/18 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9862. - </b>Au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Modane, 28 germinal an XIII [18 avril 1805]<sup> [^1]</sup></h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, vous donnerez l’ordre au général Morand<sup>[^2]</sup> de faire passer à Livourne <i>une des 2</i> compagnies du 4<sup>e</sup> régiment d’artillerie de ligne qui est en Corse. Il y a dans la 8<sup>e</sup> division<sup>[^3]</sup> du 4<sup>e</sup> régiment d’artillerie légère forte de 96 hommes, le 5<sup>e</sup> idem forte de 98 hommes ; la 1<sup>re</sup> compagnie du 2<sup>e</sup> bataillon du même régiment forte de 33 hommes ; la 2<sup>e</sup> idem forte de 84 hommes. Donnez ordre au général Cervoni<sup>[^4]</sup> de renvoyer à Grenoble tout ce qui existe dans la division du 4<sup>e</sup> régiment d’artillerie, en ne conservant pour le service de la division que deux compagnies. Faites-moi connaître ce qu’il faudrait pour monter les 4 compagnies du 1<sup>er</sup> régiment d’artillerie légère qui est à Plaisance, les 2 compagnies qui sont à Valence et les 4 compagnies qui sont à Turin. Vous me ferez connaître ce qu’il faudrait soit en chevaux, soit en selles et harnais.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous donnerez l’ordre au 4<sup>e</sup> bataillon de train d’artillerie qui est à La Fère composé de 458 hommes et de 525<sup>[^5]</sup> chevaux de se rendre à Turin à très petite marche et de manière à fatiguer le moins possible les chevaux.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Recommandez au général Cervoni de faire pour lui-même et pour les officiers de l’état-major de la division de fréquentes inspections, afin de faire exercer les canonniers garde-côtes, de faire à l’improviste des appels et toutes les fois qu’il en manquerait quelques uns de les faire mettre aux arrêts et retenir leur solde. Puisque par les états de la Trésorerie je paie 1 753 canonniers garde-côtes pour l’arrondissement de Toulon, depuis les bouches du Rhône jusqu’à Mantoue, indépendamment des compagnies de vétérans, avec ce nombre de canonniers s’ils sont présents aux compagnies ; les côtes doivent être suffisamment gardées, et les rades et mouillages parfaitement défendus. Chargez le Directeur de l’artillerie de détacher des capitaines, des lieutenants et des lieutenants en second de parcourir les côtes, de rester sept ou 8 jours dans un arrondissement, en exerçant fréquemment les garde-côtes des quatre ou cinq batteries. Les hommes sont toujours bons quand les chefs s’en occupent et veulent qu’ils servent.<sup>[^6]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3><p style="margin-right: 0.01cm"><br/> </p><p style="margin-right: 0.01cm"><br/> </p><p style="margin-right: 0.01cm"><br/> </p> [^1]: L’expédition est non datée, la minute (Archives nationales, AF IV 866, germinal an XIII, n° 113) est datée du 18 avril 1805. [^2]: <span></span> Commandant la 23<sup>e</sup> division militaire (Corse). [^3]: Marseille. [^4]: <span></span> Commandant la 8<sup>e</sup> division militaire. [^5]: La différence entre ces deux nombres peut s’expliquer par les mises sur pied de paix ou de guerre. [^6]: Expédition, British Library, ADD. MSS., 23,004, fol. 143.</body>