CG5-9842.md

identifiantCG5-9842.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/04/14 00:00
titreNapoléon au vice-amiral Villeneuve
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9842. - </b>Au vice-amiral Villeneuve</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lyon, 24 germinal an XIII [14 avril 1805]</h2><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur le vice-amiral Villeneuve, vous devez être arrivé à notre île de la Martinique avec 12 de nos vaisseaux et au moins 6 vaisseaux du roi d’Espagne<sup>[^1]</sup> ; le contre-amiral Magon vous en amène 2<sup>[^2]</sup>. Notre intention est que si, trente-cinq jours après l’arrivée du contre-amiral Magon, vous n’aviez aucune nouvelle de l’amiral Ganteaume<sup>[^3]</sup>, que vous devrez supposer retenu par les circonstances du temps et le blocus de l’ennemi, vous opériez votre retour directement et par le plus court chemin sur le Ferrol. Vous y trouverez 15 vaisseaux français et espagnols, qui porteront votre escadre à 35 vaisseaux. Avec cette force, vous vous présenterez devant Brest, y opérerez votre jonction avec les 21 vaisseaux que commande l’amiral Ganteaume, sans entrer dans le port, et, avec cette armée navale, vous entrerez dans la Manche et vous présenterez devant Boulogne. Dans cette circonstance, notre intention est que vous ayez le commandement de toute l’armée navale<sup>[^4]</sup>.</font></p><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Nous chargeons notre ministre de vous développer en détail nos intentions, ainsi que de vous instruire de ce que vous devez faire pour nous assurer la possession de nos îles de la Martinique, de la Guadeloupe, de Sainte-Lucie et de la Dominique, et pour y joindre encore d’autres possessions ; ce que vous pourrez d’autant mieux exécuter, que vous serez prévenu, huit jours d’avance, de l’arrivée de l’amiral Ganteaume, si cet amiral vous joint, par un brick qu’il doit vous expédier, et qui, selon toute probabilité, doit gagner huit jours de marche sur l’escadre. Vous vous concerterez avec les généraux Lauriston et Lagrange, tant sur ce que vous devez faire pendant le temps que vous séjournerez aux îles sous le Vent, que sur le nombre de troupes que vous devez y laisser pour la sûreté de nos nouvelles possessions. Des frégates partiront successivement pour vous instruire des mouvements de la rade de Brest. Nous espérons cependant que le beau temps ne continuera pas, et qu’un coup de vent mettra enfin l’amiral Ganteaume à même d’appareiller.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: L’escadre franco-espagnole n’atteindra la Martinique que le 14 mai. [^2]: <span></span> Deux vaisseaux de 74, <i>L’Achille</i> et <i>L’Algésiras</i>. [^3]: Commandant l’armée navale de l’Océan à Brest. [^4]: Napoléon modifie ainsi ses premiers plans qui confiaient le commandement de la flotte réunie à l’amiral Ganteaume. [^5]: Copie d’expédition, S.H.D., Marine, Vincennes, BB 8-2722 fol. 223. Minute, Archives nationales, AF IV 866, germinal an XIII, n° 95.</body>