| identifiant | CG5-9837.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/04/13 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Lauriston, aide de camp de l’Empereur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9837. - </b>Au général Lauriston, aide de camp de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lyon, 23 germinal an XIII [13 avril 1805]</h2><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
le général Lauriston, mon aide de camp, il y a quinze jours que
vous êtes parti. Je ne sais pas si vous aurez passé devant Cadix,
mais un courrier que j’en reçois m’apprend que vous aurez dû y
trouver, indépendamment des vaisseaux français, 6 bons vaisseaux
espagnols<sup>[^1]</sup>.
Je viens d’apprendre, par les journaux anglais, la prise de la
Dominique. J’éprouve cependant une petite contrariété, c’est
que l’amiral Ganteaume, hermétiquement bloqué et contrarié par
des calmes constants, n’a pu encore sortir ; il ne communique
plus depuis huit jours avec la terre. J’ai peine à croire qu’il
ne fasse pas dans ces huit jours un coup de vent, puisque nous ne
sommes pas encore au 15 avril. Cependant, s’il en était autrement,
et si, d’ici au 10 mai, il ne pouvait partir, je me trouverais
contraint de le retenir. J’en ferais prévenir l’amiral
Villeneuve par deux frégates que je lui expédierais, et j’ordonne
que tous les huit jours on lui expédie un brick. Aujourd’hui, tant
pour augmenter votre escadre que prévoyant le cas où vous seriez
arrêté en chemin et que vous n’arriveriez pas à la Martinique,
je fais partir le général Magon avec 2 vaisseaux et 800 hommes ;
et si, un mois après l’arrivée du général Magon, vous n’avez
reçu aucune des frégates que je vous aurai expédiées, et que
l’amiral jugeât à propos et prudent de retourner en Europe, mon
intention est que vous opériez votre retour sur le Ferrol ;
vous y trouverez 15 vaisseaux français et espagnols tout prêts.
Avec ces 35 vaisseaux vous vous présenterez devant Brest, où
Ganteaume vous joindra avec 21, et avec cette force de plus de 50
vaisseaux vous vous présenterez dans la Manche et me trouverez à
Boulogne. En attendant, illustrez votre expédition ; prenez
Sainte-Lucie, si elle ne l’est pas, ou une autre île, si
Sainte-Lucie est à nous. Laissez dans ces îles les troupes que vous
y jugerez nécessaires. Que vous y laissiez le général Reille<sup>[^2]</sup>,
il n’y aura pas d’inconvénient ; il me suffit que vous
reveniez de votre personne. Vous vous ferez débarquer devant
Boulogne, où vous me trouverez.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Ceux de l’amiral Gravina.
[^2]: Il commande en second les troupes embarquées sur l’escadre de Villeneuve.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8577, d’après l’expédition communiquée par le général marquis de Lauriston. Minute, Archives nationales, AF IV 866, germinal an XIII, n° 88. Extrait [catalogue de vente], Claude Coulet, André Faure, <i>Précieux
et très importants souvenirs historiques du I</i><sup><i>er</i></sup><i>
Empire et de la Restauration du maréchal de France J.A.B. Law,
marquis de Lauriston (1768-1824)</i>, Drouot, 26 octobre 1972, n° 7.</body> |
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