| identifiant | CG5-9831.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1805/04/12 00:00 |
| titre | Napoléon au général Marmont, commandant du camp d’Utrecht |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9831. - </b>Au général Marmont, commandant du camp d’Utrecht</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lyon, 22 germinal an XIII [12 avril 1805]</h2><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Votre courrier m’a appris la prise de la Dominique. Continuez à m’informer par des courriers les nouvelles qui vous parviendront d’Angleterre et qui vous paraîtront dignes de fixer mon attention. Mon escadre de Toulon est partie le 9, c’est-à-dire depuis treize jours, sans que j’en aie eu aucune nouvelle. Elle a à bord une bonne division de débarquement que commande Lauriston. Les Anglais sont très mal aux Indes ; Decaen a envoyé plusieurs escouades d’artillerie légère et plusieurs officiers d’état-major et du génie aux Mahrattes.</font></p><p style="margin-right: 0.01cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Dans le courant de floréal, reformez votre camp ; visitez et organisez votre convoi. Ne ruinez point mes troupes dans des lieux malsains, employez-y des troupes bataves. Une expédition sur l’île de Walcheren est absurde tant qu’il y a quelqu’un pour fermer les portes, et, l’expédition une fois avancée, 30 sapeurs pour fermer les digues. Je me repentirai toujours d’avoir écouté en l’an XI le général Monnet, et j’ai perdu là beaucoup de monde par les maladies<sup>[^1]</sup>. Ne tenez aucunes troupes françaises dans l’île de Walcheren.<sup>[^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napolé</h3> [^1]: En 1803, le général Monnet s’était établi dans l’île de Walcheren. Une partie de la garnison avait été atteinte par la fièvre, dite de Walcheren, qui était une forme de malaria. L’expédition anglaise de l’été 1809 sera décimée par cette endémie. [^2]: Expédition, Newberry Library, Case folio MS oDC 216 B64 fol. 9 (Spencer 673).</body> |