| identifiant | CG1-1502.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/04/11 00:00 |
| titre | Napoléon à Pesaro, sage grand de la République de Venise |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1502. - </b>À Pesaro[^1], sage grand de la République de Venise</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Gratz, 22 germinal an V [11 avril 1797]</h2><p><br/> </p><p>Si le Sénat de la République de Venise, monsieur, avait eu à cœur de finir promptement et sans répandre de sang les affaires de Brescia et de Bergame, ou ont [<i>sic</i>] accepté la médiation de la République française, que je lui ai offerte à Goritz. Mais il paraît bien prouvé aujourd’hui un prétexte qu’on a cherché pour armer les paysans des montagnes. On a parfaitement réussi : le sang français a coulé de toutes parts. Partout vos paysans se sont fait un jouet d’assouvir leur cruauté et la fureur que vous leur aviez inspirée, sur les cadavres de nos frères d’armes. La lettre que je reçois par votre courrier semble également me menacer de toute cette population armée ; vous n’avez pas bien réfléchi sans doute sur les exemples partiels que vous offre cette campagne.</p><p>Mon aide de camp doit être, à l’heure qu’il est, arrivé à Venise ; il était porteur d’une lettre pour le Sénat : je souhaite, pour la paix, que vous ayez donné à la République française la satisfaction que les circonstances exigent. Quant à Brescia et à Bergame, je vous l’avais offert à Goritz, je l’ai offert au Sénat par ma lettre, j’interposerai l’autorité de la République française pour tout faire finir. C’est ce me semble ne pas trop exiger que de vouloir que les paysans, que vous avez excités et armés, n’assassinent pas nos soldats.</p><p>Il serait singulier que le Sénat de Venise nous obligeât à lui faire la guerre au le moment où nous sommes en paix avec tout le continent[^2].</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Francesco Pesaro (1740-1799), ancien ambassadeur et membre du conseil des Sages de la République de Venise, procurateur de Saint-Marc, plénipotentiaire du doge de Venise. [^2]: Expédition, Archivio di stato di Venezia, Deliberazioni del Senato Militar, busta 45.</body> |