CG5-9692.md

identifiantCG5-9692.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/03/16 00:00
titreNapoléon au général Lauriston, aide de camp de l’Empereur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9692. - </b>Au général Lauriston, aide de camp de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Malmaison, 25 ventôse an XIII [16 mars 1805]<sup>[^1]</sup></h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur le général Lauriston, mon aide de camp, je reçois votre lettre du 16 ventôse. J’y vois avec grand plaisir que vous espérez partir avant la fin du mois. Pressez le départ. Vous trouverez à Cadix, indépendamment de <i>L’Aigle</i>, 5 vaisseaux espagnols qui se joindront à vous<sup>[^2]</sup>. Ce nombre de vaisseaux espagnols ne rendra vos opérations que plus certaines ; cependant il n’y est pas indispensable. Les Espagnols auront à leur bord 1 000 à 1 600 hommes de débarquement. Que l’amiral<sup>[^3]</sup> ne se laisse arrêter par aucune considération ; qu’il ne reste point devant Cadix. Votre mission est d’une tout autre importance que celle que je vous avais d’abord donnée. J’ai lieu d’espérer que, dès l’instant que vous pourrez ouvrir la dépêche cachetée que je vous ai envoyée, vous apprécierez la marque de confiance que je vous donne, et que, par vos discours et votre bon jugement, vous redonnerez constamment de l’énergie et de la décision à nos amiraux pour aller droit au but, sans se laisser intimider aussi facilement qu’ils ont l’habitude de le faire. Si, à Cadix, vous communiquez avec la terre, l’amiral enverra sans doute des dépêches au ministre<sup>[^4]</sup>. Vous m’enverrez par le même courrier un journal de votre voyage.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il est bien nécessaire que les capitaines qui doivent ouvrir leurs paquets en cas de séparation gardent le plus grand secret sur leur destination, car, s’il est une fois divulgué dans le bâtiment, il sera bientôt connu de l’ennemi.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La lettre ci-jointe est à décacheter après Cadix.</font></p> [^1]: La minute est datée du 27 pluviôse [16 février] mais porte cette annotation : « Cette pièce porte une fausse date : 1° Le dernier paragraphe se retrouve en substance dans une lettre à Ganteaume du 24 ventôse [15 mars]. 2° Napoléon ne pouvait répondre, le 27 pluviôse [16 février] à une lettre qui ne fût écrite que 20 jours plus tard. 3° L’original appartenant au marquis de Lauriston porte la date du 25 ventôse [16 mars]. [^2]: L’escadre de Gravina. [^3]: Villeneuve. [^4]: Decrès. [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8442, d’après l’expédition communiquée par le général de Lauriston. Minute, Archives nationales, AF IV 866, ventôse an XIII, n° 36. Extrait [catalogue de vente],<i> </i>Claude Coulet, André Faure, <i>Précieux et très importants souvenirs historiques du I</i><sup><i>er</i></sup><i> Empire et de la Restauration du maréchal de France J.A.B. Law, marquis de Lauriston (1768-1824)</i>, Drouot, 26 octobre 1972, n° 4.</body>