| identifiant | CG5-9667.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/03/11 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Lacuée, président de la section de la guerre au Conseil d’État |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9667. - </b>Au général Lacuée, président de la section de la guerre au Conseil d’État</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 20 ventôse an XIII [11 mars 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous
envoie des notes sur le service des vétérans. Je vous prie de m’en
faire un rapport.</font></p><p><br/>
</p><p style="font-variant: small-caps"><font size="3" style="font-size: 12pt">Notes</font></p><p style="font-variant: small-caps"><br/>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La 1<sup>re</sup>
demi-brigade de vétérans pourrait être réduite à cinq compagnies
de 110 à 120 hommes chaque, dont trois à Versailles, une à Orléans
et une à Bicêtre. Encore est-il douteux qu’il en faille une à
Orléans, à moins de poudrière et magasin qui exigent cette
affectation spéciale.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La 2<sup>e</sup>
pourrait être réduite à un bataillon, dont une compagnie à
Blamont et Salins, une à Joux et Pontarlier, une à la citadelle de
Besançon et une à Lyon.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La 3<sup>e</sup>,
à un bataillon : une compagnie à Saint-Malo, une à Saint-Brieuc,
une à Lorient, une au château de Nantes, une à l’île de Ré.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La 4<sup>e</sup>
pourrait être réduite à dix compagnies ; ce qui présenterait
plus d’hommes que n’en présentent les dix-huit, et rendrait
meilleur service à Paris, où elle est.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La 5<sup>e</sup>
pourrait l’être à un bataillon : une compagnie à Gênes, une au
fort l’Écluse, une au fort Barraux, une à Mont-Lyon, une à
Embrun, une à Nice, une à Monaco, une aux îles d’Hyères, une à
Marseille, une à Aigues-Mortes, une au fort Brescou.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La 6<sup>e</sup>
: une compagnie à Montmédy, une à Mézières, une à Charlemont,
une à la citadelle d’Anvers, une à la citadelle de Gand.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La 7<sup>e</sup>
au fort des Bains : une à Bellegarde, une à Perpignan, une à
Saint-Jean-Pied-de-Port, une à Blaye, une à Bordeaux, une à
Bayonne.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">On
supprimerait de la 8<sup>e</sup> Saint-Lô, Granville et Caen.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Dans la 9<sup>e</sup>
les six compagnies du 1<sup>er</sup> bataillon. On supprimerait les
douze autres.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Dix
compagnies remplaceraient parfaitement les dix-huit de la 10<sup>e</sup>
qui sont à Paris.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mais cette
répartition est mal faite ; il y a beaucoup de places qui sont
disposées à ne pas avoir de garnison en temps de guerre. Dans un
grand nombre de citadelles, on peut avoir des vétérans. On croit
donc devoir conserver cent compagnies de vétérans, les bien
compléter à 120 hommes, officiers et sous-officiers compris, afin
de les rendre utiles, et les bien répartir pour la garde des
forteresses, magasins à poudre, arsenaux de construction.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Supprimer
le service civil de préfecture, et créer par département une
compagnie de la réserve dont les officiers et sous-officiers
seraient vétérans. Les compagnies seraient d’inégale force. Les
cinquante départements plus faibles n’auraient qu’une compagnie
de 60 hommes ; les trente moyens de 90 hommes, et les vingt plus
forts de 120 hommes.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Cette
dépense serait supportée par le département.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">On
arriverait à beaucoup d’avantages : 1° on aurait une force
vraiment disponible pour seconder la gendarmerie et la police ;
2° quand on aurait besoin de 2 ou 3 000 hommes pour recruter
l’armée, on prendrait la moitié de ces hommes, qu’on ferait
rejoindre l’armée et qu’on remplacerait avec des hommes de la
réserve.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Ces
compagnies, qu’on pourrait former, les plus grosses à 120 hommes,
et les plus faibles à 100, pourraient marcher, si les circonstances
l’exigeaient, en temps de troubles.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Moyennant
cette force, supprimer les établissements de l’intérieur, puisque
cette force et la gendarmerie seraient suffisantes. Faute de système
assis, on sent que les troisièmes bataillons sont nécessaires
partout, afin d’avoir une centaine d’hommes disponibles pour
secourir la gendarmerie. On sent combien, dans une division militaire
en général composée de quatre départements, il serait facile de
faire marcher, avec le ministre de la Guerre<sup>[^1]</sup>,
les compagnies qui forment garnison dans un point donné, et réunir
ainsi 200 gendarmes et 400 hommes d’infanterie. On trouverait que
le surcroît de dépenses que produirait ce système serait couvert
par la suppression des casernes de vétérans et autres bâtiments de
la guerre que la simplicité du système pourrait permettre de
supprimer.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Ces
compagnies seraient sous les ordres des préfets, soldées par eux,
et nourries et habillées ; et M. Lacuée trouvera facilement,
pour subvenir aux 30 ou 60 000 francs que cela peut coûter par
département, des moyens locaux et tirés de la législation même de
la conscription.<sup>[^2]</sup></font></p>
[^1]: Berthier.
[^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, ventôse an XIII, n° 52.</body> |
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