CG5-9622.md

identifiantCG5-9622.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/03/02 00:00
titreNapoléon au général Lauriston, aide de camp de l’Empereur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 9622. - </b>Au général Lauriston, aide de camp de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 11 ventôse an XIII [2 mars 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur le général Lauriston, mon aide de camp, à l’heure où cette lettre sera décachetée, tous les obstacles qui auraient pu s’opposer à la sortie de mon escadre seront levés, puisque vous serez au-delà de la Méditerranée, et que vous aurez perdu l’Europe de vue. Vous allez à la Martinique. À peine arrivé, vous y débarquerez l’artillerie, les outils de pionniers et les munitions de guerre qui sont à votre bord (hormis une division de pièces de canon), 500 000 cartouches et toutes les munitions que vous aurez en sus de 300 coups à tirer par pièce ; vous laisserez le reste des munitions sur l’escadre. Vous débarquerez également le bataillon du 67<sup>e</sup>, la compagnie d’artillerie et la compagnie d’ouvriers. Vous débarquerez les munitions et les troupes dans celle des îles de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Dominique ou de Sainte-Lucie, qui en aurait le plus besoin. Vous garderez à bord les deux bataillons du 16<sup>e</sup> de ligne.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Quarante vaisseaux de guerre doivent se réunir à la Martinique. Du moment que l’amiral Ganteaume sera arrivé, lui ayant confié le commandement de cette armée navale, vous passerez à son bord. Vous prendrez le commandement des troupes de débarquement, qui se monteront à 4 000 hommes environ, savoir : les 1 800 restant sur l’escadre de Toulon et les 2 200 restant sur l’escadre de Brest.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">L’amiral Ganteaume a ordre d’arriver en juin, avec mes escadres réunies et ces 4 000 hommes, devant Boulogne. Vous êtes destiné à faire partie de la grande armée. Cependant, s’il arrivait que mes opérations fussent déconcertées, et que l’escadre de Brest ne pût se joindre à la Martinique avec celle de Toulon, vous débarquerez toutes vos troupes à Santo-Domingo et aux îles du Vent, vous laissant le maître de faire la répartition, tant des troupes que des munitions de guerre, selon les renseignements que vous aurez.<sup>[^1]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8383, d’après l’expédition communiquée par le général marquis de Lauriston. Minute, Archives nationales, AF IV 866, ventôse an XIII, n° 27. Extrait [catalogue de vente],<i> </i>Claude Coulet, André Faure, <i>Précieux et très importants souvenirs historiques du I</i><sup><i>er</i></sup><i> Empire et de la Restauration du maréchal de France J.A.B. Law, marquis de Lauriston (1768-1824)</i>, Drouot, 26 octobre 1972, n° 3. Cette lettre est repassée par deux fois en vente dans les catalogue de la Librairie de l’Abbaye de Paris (<i>Autographes et documents historiques sur la Révolution et l’Empire</i>, <i>collection du docteur Brabant</i>, cat. n° 272, Paris, n° 247 ; cat. n° 278, n° 210).</body>