| identifiant | CG1-1489.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/04/05 00:00 |
| titre | Napoléon au Directoire exécutif |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1489. - </b>Au Directoire exécutif</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Scheifling, 16 germinal an V [5 avril 1797]</h2><p><br/> </p><p style="text-align: center; font-variant: small-caps">Combat d’Innsbruck.</p><p style="font-variant: small-caps"><br/> </p><p>Le général Joubert a attaqué, le 8, la gorge d’Innsbruck ; les bataillons fraîchement arrivés du Rhin voulaient la défendre : après une canonnade de quelques instants, le général Joubert a décidé l’affaire en marchant à la tête de la 85<sup>e</sup> demi-brigade, en colonne serrée par bataillon. L’ennemi a été culbuté, en laissant 100 morts, 600 prisonniers, deux pièces de canon, tous les équipages et 20 dragons. Le général Dumas, qui a chargé à la tête de la cavalerie dès l’instant que l’infanterie eut percé, a eu son cheval tué sous lui. Le général de brigade Belliard, qui commandait la 85<sup>e</sup>, le brave Gaspard, qui en est le chef, et l’aide de camp Lambert, se sont particulièrement distingués. Je vous demande pour le général Dumas, qui, avec son cheval, a perdu une paire de pistolets, une paire de pistolets de la manufacture de Versailles.</p><p>Je n’ai pas encore de nouvelles si le Rhin est passé ; je présume pourtant bien qu’à l’heure qu’il est Moreau marche à grandes journées pour empêcher les Autrichiens de se jeter tous sur moi[^1].</p><p>Vous trouverez ci-joint copie des lettres qui m’ont été écrites par le peuple de Brescia et celui de Bergame, avec plusieurs de leurs proclamations. Le gouvernement de Venise est assez généralement haï dans tout le continent ; il serait possible que la crise actuelle produisît son entière destruction.</p><p>Le citoyen Lallement, notre ministre à Venise, m’assure qu’Aubert[^2]-Dubayet[^3] lui écrit que le Turc allait former une armée en Hongrie ; si cela était, l’Empereur serait perdu sans ressource, quelque chose que pût faire le Tzar.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Moreau n’a pas encore franchi le Rhin. Il le fera seulement le 20 avril. [^2]: <span></span>Jean-Baptiste Annibal<b>Aubert-Dubayet</b>, (1757-1797), général, ministre de la Guerre du Directoire du 3 novembre 1795 au 8 février 1796 puis ambassadeur à Constantinople où il meurt en décembre 1797. [^3]: Ambassadeur à Constantinople. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1689, d’après la Collection Napoléon.</body> |