| identifiant | CG1-1488.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/04/05 00:00 |
| titre | Napoléon au général Clarke |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1488. - </b>Au général Clarke</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Scheifling, 16 germinal an V [5 avril 1797]</h2><p><br/> </p><p>Le général Berthier vous a donné le détail de nos opérations militaires, je vous en avais déjà entretenu à Bologne, ce que j’avais prévu est arrivé, nous voilà déjà maîtres de trois provinces de la Maison d’Autriche et à 30 lieues de Vienne, mais je n’entends pas dire que le Rhin soit passé et je vous avoue que cela m’inquiète vivement. Si j’avais 20 000 hommes de plus je serais déjà très près de Vienne ; au reste à l’heure qu’il est le Rhin est dégagé, toutes les forces de la Maison d’Autriche se dirigent ici. Berthier vous a aussi envoyé différentes proclamations que j’ai faites dans le pays, tout cela se fît avec [rapidité]. Nos troupes s’y sont passablement comportées et l’habitant ne paraît pas très mécontent. J’ai écrit à l’Archiduc une lettre très philosophique à laquelle il m’a répondu comme un enfant qui a peur d’être grondé par Thugut[^1] ou plutôt comme tous ces gens-là qui sont d’autant plus esclaves qu’ils approchent plus près du trône. 8 000 hommes de plus du Roi de Sardaigne nous auraient été très utiles pour le moment présent, pour l’avenir je n’y attache aucune importance, car dans deux mois, si nous nous joignons avec l’armée du Rhin qu’est-ce que 8 000 Piémontais et si nous ne nous joignons pas qu’est-ce encore que 8 000 Piémontais.</p><p>L’Archiduc a perdu sans aucune espèce d’exagération, entre blessés, morts ou prisonniers au moins 25 000 hommes, entre blessés ou morts ou malades, je n’ai pas perdu 1 000 hommes. J’attends tous les jours avec impatience de savoir si le Rhin est passé, on n’a pas prétendu sans doute qu’avec 50 000 hommes je garderais l’Italie et que je culbuterais la Maison d’Autriche.</p><p>Je vous salue.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Ministre des Affaires étrangères de l’Empereur. [^2]: Copie, S.H.D., Guerre, 17 C 329.</body> |