CG5-11222.md

identifiantCG5-11222.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/12/25 00:00
titreNapoléon à François II, empereur d’Allemagne
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11222. - </b>À François II, Empereur D’Allemagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 4 nivôse an XIV [25 décembre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur mon frère, je remercie Votre Majesté de la lettre aimable qu’elle a bien voulu m’écrire. J’ai éprouvé un grand plaisir d’apprendre ce matin par un courrier de M. de Talleyrand que toutes les difficultés sont levées et que la paix est rétablie entre nous, qu’il n’y avait plus que les formalités de rédaction.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Que Votre Majesté me permette de me réjouir avec elle de cette heureuse circonstance. Je sens, aux sentiments profonds qu’elle m’a inspirés lorsque j’ai eu le bonheur de la voir, qu’il ne tiendra qu’à elle que je sois aussi sincèrement son ami, et que le reste de ma vie soit employé à lui être agréable, autant que ces dernières années ont pu lui être contraires.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Que Votre Majesté ne doute jamais de l’estime et de l’amitié que toutes les qualités qu’elle possède m’ont fait concevoir pour elle, et dont on ne peut se défendre dès le moment qu’on a l’avantage de la connaître. Je serai charmé, avant de quitter les États de Votre Majesté, d’avoir une occasion de lui faire ma cour, et de lui renouveler l’assurance de tous les sentiments que je lui porte.<sup>[^1]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Copie d’expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, Mémoires et documents, France, vol. 1776, fol. 79. Minute, Archives nationales, AF IV 867, nivôse an XIV, n° 12. Cette lettre a été annexée à la lettre à Talleyrand du même jour (voir CG5-11223).</body>