CG1-1481.md

identifiantCG1-1481.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/03/26 00:00
titreNapoléon au général Dugua
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1481. - </b>Au général Dugua[^1]</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">[Quartier général, <span lang="de-DE">Goritz, 6 germinal an V] [26 mars 1797]</span></h2><p lang="de-DE"><br/> </p><p>Il doit être possible, citoyen général, de trouver des canons sur les bâtiments de commerce, ou sur des corsaires, ou sur des bâtiments neutres qui se trouvent dans le port de Trieste ; il faudrait, dans ce cas, les prendre et les envoyer à Palma Nova.</p><p>Il faut que vous fassiez sentir au commandant des trois bâtiments espagnols que, Trieste se trouvant aujourd’hui occupée par la République française, il serait possible que les Anglais cherchassent à les enlever, et que, la place se trouvant dépourvue de canons, il n’y aurait pas moyen de les protéger ; qu’ainsi je crois qu’ils doivent fournir huit canons pour armer les batteries qui défendent le port.</p><p>Vous chercherez également à leur persuader, si cela est possible, qu’ils nous prêtent sept à huit mille de poudre.</p><p>Vous trouverez ci-joint une copie de ma proclamation à l’armée[^2], que vous ferez traduire en allemand, en hongrois, en italien, que vous ferez imprimer et chercherez à répandre en Hongrie le plus que vous pourrez. Vous m’enverrez cinq cents exemplaires en hongrois, cinq cents en allemand et deux cents en italien.</p><p>La contribution sera payée partie en argent et partie en marchandises. Il faut que vous voyiez le citoyen Hamelin, agent de l’armée, et le commissaire des guerres, pour vous concerter sur les marchandises que l’on pourrait fournir à l’armée, telles que drap bleu, drap pour la cavalerie, drap pour culottes, drap pour manteaux, chapeaux, bas, toile pour chemises et pour guêtres, et souliers.</p><p>Ne pourriez-vous pas vous occuper, dès le reçu de ma lettre, avec ces deux agents et avec quelques hommes qui connaissent le pays, de la quantité que l’on doit demander de chacun de ces objets et des négociants chez lesquels on doit les prendre ? Je désirerais avoir, dans quatre ou cinq jours, pour un million des objets ci-dessus. Il doit y avoir à Trieste du fer-blanc et autres objets bons pour l’artillerie. J’attends les commissaires pour pouvoir fixer l’imposition. Je vous autorise à faire prendre, par le capitaine chargé de l’habillement du 1<sup>er</sup> régiment de cavalerie, les objets nécessaires pour faire fournir à ce brave régiment les manteaux, les bottes, les culottes, les chapeaux, et généralement tout ce qui lui manque. Mon intention est que toutes les matières premières soient envoyées à Venise, où le capitaine d’habillement fera confectionner les habits, moyennant un prix que le commissaire ordonnateur lui fera donner.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><h3 align="justify"><br/> <br/> </h3> [^1]: À Trieste. [^2]: <span></span>Proclamation du 10 mars 1797, publiée dans la<i>Correspondance</i>(n<sup>o</sup>1552). [^3]: Expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 99, fol. 68.</body>
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