CG5-11207.md

identifiantCG5-11207.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/12/21 00:00
titreNapoléon à Maximilien IV Joseph, électeur de Bavière
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11207. - </b>À Maximilien IV Joseph, électeur de Bavière</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 30 frimaire an XIV [21 décembre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’envoie mon grand-maréchal du palais, le général Duroc, pour demander à Votre Altesse sa fille, la princesse Auguste, en mariage pour mon fils, le prince Eugène. Il y a déjà plusieurs années que j’ai désiré l’alliance de Votre Altesse, et, dans les circonstances actuelles, où plusieurs propositions m’ont été faites<sup>[^1]</sup>, je suis resté fidèle aux engagements que j’avais pris à Linz<sup>[^2]</sup> avec son ministre Gravenreuth. Il sera fort agréable pour moi de donner à Votre Altesse et à son peuple cette preuve d’amitié et d’estime.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je charge le général Duroc de prendre de ma part tous les engagements convenables et les arrangements pour ledit mariage, que je désire voir célébrer le plus tôt possible, au même moment de la paix générale, qui sera incontestablement signée dans la quinzaine.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Que Votre Altesse voie dans ce désir, d’avoir dans ma famille une princesse aussi accomplie que la princesse Auguste et de former avec Votre Altesse des liens si étroits, le secret le plus constant de ma politique et la preuve des sentiments d’estime et d’amitié que je lui ai voués.<sup>[^3]</sup></font></p> [^1]: Le bruit avait couru d’une offre autrichienne concernant l’archiduchesse Marie-Louise, alors âgée de 15 ans. [^2]: Le 7 novembre. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, frimaire an XIV, n° 53.</body>