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CG5-11186.md| identifiant | CG5-11186.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/12/15 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11186. - </b>À Joseph</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 24 frimaire an XIV [15 décembre
1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon frère,
je reçois votre lettre du 16. Je n’ai point coutume de régler ma
politique sur les rumeurs de Paris, et je suis fâché que vous soyez
toujours assez faible pour y attacher tant d’importance. Mon peuple
s’est bien trouvé dans toutes les circonstances de s’en fier à
moi, et la question est aujourd’hui trop compliquée pour qu’un
bourgeois de Paris puisse la connaître.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous ai
fait connaître que je désapprouvais l’éclat que vous avez donné
à la nouvelle de l’arrivée des deux plénipotentiaires
autrichiens<sup>[^1]</sup>. Je
blâme également les articles que le <i>Journal de Paris</i> ne
cesse de publier et qui sont tous des plus sots et du plus mauvais
genre. Je ferai la paix, lorsque je croirai à l’intérêt de mon
peuple de la faire, et les criailleries de quelques intrigants ne
l’accélèreront ni ne la retarderont d’une heure. Mon peuple
sera toujours unanime, quand il saura que je suis content, parce
qu’il sentira que c’est la marque que ses intérêts sont à
couvert. Le temps où il délibérait dans les sections est passé.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La bataille
d’Austerlitz aura couvert de ridicule ce grand éclat que je
n’avais pas ordonné, et je donnerai s’il le faut, encore plus
d’une bataille pour arriver à une paix qui me donne une garantie.
Je ne donne rien au hasard, ce que je dis, je le fais toujours ou je
meurs.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous verrez
que la paix, toute avantageuse que je pourrai la faire sera jugée
désavantageuse par ces mêmes personnes qui la demandent tant, parce
que ce sont des sots et des ignorants qui n’y peuvent rien
connaître. Il est bien ridicule qu’ils ne cessent de répéter
qu’on désire la paix, comme si la paix voulait dire quelque
chose ; ce sont les conditions qui font tout.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai lu
l’extrait de la lettre de Fesch <sup>[^2]</sup>;
il ne sait ce qu’il dit, ni M. Alquier<sup>[^3]</sup>
non plus, quand ils parlent d’un débarquement de huit mille
cavaliers autrichiens, comme si l’on pouvait embarquer si
facilement huit mille hommes de cavalerie.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Votre très
affectionné frère,<sup> [^4]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: Voir ci-desssus, n° 11173 et 11175.
[^2]: Ambassadeur auprès du Saint-Siège.
[^3]: Ambassadeur à Naples, il s’était replié à Rome après l’ouverture des hostilités.
[^4]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 10.</body> |
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