CG5-11172.md

identifiantCG5-11172.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/12/13 00:00
titreNapoléon au cardinal Fesch, Ambassadeur de France à Rome
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11172. - </b>Au cardinal Fesch, Ambassadeur de France à Rome</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 22 frimaire an XIV [13 décembre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, je reçois votre lettre du 12 frimaire. Une armée considérable va se mettre en marche pour protéger les États du Saint-Père, et chasser de Naples les Russes et les Anglais. J’ai été fâché d’apprendre qu’on ne se soit pas comporté à Rome comme je devais l’espérer<sup>[^1]</sup>. Mon intention est que vous viviez en bonne intelligence avec le secrétaire d’État<sup>[^2]</sup>, et que, s’il y a quelque raison de se plaindre de lui, vous me le disiez, tout en vivant bien avec lui : je trouverai le moyen de le faire chasser. Il y a des personnes qui veulent dire que vous voulez être secrétaire d’État à Rome : vous ne pouvez pas avoir cette folie dans la tête.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Si les ennemis entraient sur le territoire de Rome avant mon armée, mon intention est qu’aussitôt, vous et votre légation, vous vous réfugiiez dans mon royaume d’Italie. Vous attendrez à Bologne les nouveaux ordres que je vous ferai transmettre par mon ministre<sup>[^3]</sup>.<sup>[^4]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Non seulement, on n’avait pas chassé les Anglais et les Russes, mais le pape avait protesté contre l’occupation préventive d’Ancône par les troupes françaises. [^2]: Le cardinal Consalvi. [^3]: Talleyrand. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9566, d’après l’expédition communiquée par M. Ducasse. Minute, Archives nationales, AF IV 867, frimaire an XIV, n° 24.</body>