CG5-11159.md

identifiantCG5-11159.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/12/11 00:00
titreNapoléon au maréchal Kellermann, commandant du 3e corps de réserve de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11159. - </b>Au maréchal Kellermann, commandant du 3<sup>e </sup>corps de réserve de la Grande Armée<sup>[^1]</sup></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Brünn, 20 frimaire an XIV [11 décembre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je reçois votre lettre du 10 frimaire. Le ministre de la Guerre<sup>[^2]</sup> a dû demander par un courrier extraordinaire l’état des conscrits qui sont arrivés. Cet état m’est très nécessaire. Je ne manque ici ni de sergents, ni de vieux soldats, ni de fusils, ni d’habillement. Si vous pouvez me former un corps de 10 ou 12 000 conscrits, conduit par un de vos généraux, et les conscrits de chaque corps commandés par un officier, dirigez-le-moi sur Augsbourg. Il est indifférent qu’ils soient en habits de paysans et sans armes. Il est bon cependant qu’il y en ait un certain nombre d’armés pour les escorter, tel que 2 ou 3 000. Je les ferai habiller et armer du moment de leur arrivée à Augsbourg. J’attendais, pour vous faire donner cet ordre, le retour des états de situation. Ainsi donc ne vous donnez aucune inquiétude, et dirigez le plus tôt possible sur Augsbourg les hommes que vous avez. J’ai pris mes quartiers d’hiver, et ces hommes seront bientôt formés. Quant aux officiers et sous-officiers en recrutement, il n’est pas au pouvoir du ministre de la Guerre de les retirer ; cela tient à un système général qu’on ne peut déranger, puisque la conscription ne pourrait marcher, et j’ai encore 100 000 hommes à retirer.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le ministre de la Guerre me rend compte que vous avez donné des fusils à la garde nationale ; je ne puis approuver cette mesure. Je n’ai pas assez de fusils pour cela, et ce ne peut être que dans un cas urgent où l’ennemi se présenterait devant Strasbourg.<sup>[^3]</sup></font></p> [^1]: À Strasbourg. [^2]: Berthier. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, frimaire an XIV, n° 19.</body>