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CG5-11131.md| identifiant | CG5-11131.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/11/23 00:00 |
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| titre | Napoléon à Talleyrand, ministre des Relations extérieures |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11131. - </b>À Talleyrand, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Brünn, 2 frimaire an XIV [23 novembre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
Talleyrand, je crois que les Autrichiens ont quelque chose de plus
sérieux à penser qu’à enlever l’Électrice<sup>[^1]</sup>.
Quand ils l’enlèveraient, que diable voulez-vous qu’ils en
fassent ?</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je ne vais
pas tarder à me rendre à Vienne, ayant pris le parti de donner du
repos à mes troupes, qui en ont un excessif besoin.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’imagine
que vos courriers vous arrivent de Paris et vous tiennent au courant
de ce qui se passe en Europe. Vous trouverez ci-joint une
proclamation assez ridicule de l’Empereur d’Allemagne<sup>[^2]</sup>.
Nous nous écrivons, de part et d’autre, beaucoup de lettres sans
en venir à grand chose. Cobenzl, qui les fait, croyait me duper ;
mais il n’y réussit pas. Il paraît qu’ils continuent à se
jeter dans les bras des Russes. Les Parques filent la vie des hommes
; les destins ont assigné à chaque État leur durée. Une aveugle
fatalité pousse la Maison d’Autriche.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous
prie d’étudier le système de la banque et des finances de ce
pays, afin de me mettre au fait à ma prochaine arrivée à Vienne.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3><p style=""><br/>
</p>
[^1]: Dans sa lettre du 21 novembre, Talleyrand annonçait qu’Augereau avait intercepté une colonne autrichienne chargée d’enlever l’électrice Caroline de Bavière.
[^2]: François II.
[^3]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, Mémoires et documents, France, vol. 1776, fol. 61.</body> |
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