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CG5-11123.md| identifiant | CG5-11123.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/11/18 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Lannes, commandant du 5e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11123. - </b>Au maréchal Lannes, commandant du 5<sup>e</sup> corps de la Grande
Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Znaïm, 27 brumaire an XIV [18 novembre 1805], 9
heures du soir</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin,
je reçois votre lettre d’aujourd’hui, qui m’apprend la bonne
nouvelle que le général Sebastiani vient d’enlever 1 200
Russes<sup>[^1]</sup>.
Mais le dernier paragraphe de votre lettre me fait de la peine Je
vous reproche constamment de trop vous exposer, et ce n’est pas
vraiment m’aimer que d’exposer ainsi mes meilleurs amis. Si j’en
voulais hier à quelqu’un, c’était à Walther<sup>[^2]</sup>,
parce qu’il faut qu’un général de cavalerie suive toujours
l’ennemi l’épée dans les reins, surtout dans les retraites ;
que je ne veux point que l’on ménage les chevaux quand ils peuvent
prendre des hommes, et parce que j’ai la conscience qu’on pouvait
faire hier ce qu’on a fait aujourd’hui.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">On ne m’a
amené hier que quelques blessés, et, après la manière dont vous
aviez battu l’ennemi, j’espérais un millier d’hommes. Si l’on
a fait aujourd’hui ce qu’on devait hier, je suis satisfait et je
n’y pense plus. Il m’en a beaucoup coûté de donner cette
journée-ci de repos aux grenadiers ; mais j’y ai été porté par
la pensée qu’il vaut mieux avoir une victoire moins complète que
d’exposer de si braves gens à être malades. J’aspire après le
moment où je pourrai les faire reposer un ou deux mois.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous allez
recevoir des ordres de mouvement<sup>[^3]</sup>.
J’espère que nous serons demain à Brünn. C’est une grande et
belle ville ; ce qui est nécessaire pour bien asseoir notre
position, car on ne peut rester dans une ville comme Vienne comme
avant-poste. Ménagez-vous, et ne doutez jamais de mon amitié.<sup>[^4]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: Au combat de Pohrlitz, 16 novembre.
[^2]: <span></span> Commandant la 2<sup>e</sup> division de dragons de la réserve de cavalerie.
[^3]: <span></span> Parmi les ordres de mouvements données le 19 et 20 novembre il en est un primordiale donné à Soult par Berthier à 8 heures du matin : « Il est ordonné au maréchal Soult de se rendre à Austerlitz. » (<i>Correspondance</i>, n° 9512, d’après les Archives de l’Empire.), première mention de la ville et manifestation du plan de Napoléon destiné à obtenir cette bataille si nécessaire pour lui.
[^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9509, d’après l’expédition communiquée par le duc de Montebello. Extrait et reproduction partielle (dernier paragraphe et signature) [catalogue de vente], Massol s.a., <i>Archives Lannes, archives Noailles, armes
et souvenirs historiques</i>, Drouot, 7 février 2006, p. 17, n° 24. Minute, Archives nationales, AF IV 867, brumaire an XIV, n° 68.</body> |
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