CG5-11121.md

identifiantCG5-11121.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/11/18 00:00
titreNapoléon au général Dejean, ministre de l’Administration de la guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11121. - </b>Au général Dejean, ministre de l’Administration de la guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Znaïm, 27 brumaire an XIV [18 novembre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur Dejean, à dater du jour où le quartier général du maréchal Masséna<sup>[^1]</sup> est arrivé à vicence, tous les services de l’armée d’Italie doivent être payés avec l’argent levé dans le pays vénitien. Il a été mis une contribution dans Vérone autrichienne : il faut qu’elle aille au profit de l’armée. Annoncez donc au maréchal Masséna et aux administrations que la solde et l’entretien de l’armée sont à la charge du pays ennemi qu’occupe l’armée. Je ne conçois pas comment vous avancez que, dans les mois de vendémiaire et de brumaire, le séjour de l’armée en Allemagne n’a produit aucune économie. Je croyais cependant que la nourriture de 40 000 chevaux et de 150 000 hommes, soit en fourrages, soit en pain, viande et eau-de-vie, était bien quelque chose. Les prisonniers ne vous coûteront rien, si vous vous donnez de la sollicitude pour les distribuer aux propriétaires qui en ont besoin, ou pour les faire employer par M. Cretet<sup>[^2]</sup>. Donnez-vous pour cela le mouvement convenable. Il est inutile de dépenser actuellement de l’argent à Sampigny<sup>[^3]</sup>, j’ai des caissons de toute espèce à n’en savoir que faire. Il me suffit que la compagnie qui est chargée de se les procurer se procure les charretiers. Mais il est bien essentiel que j’aie les 3 600 chevaux dont j’ai fait les fonds. Il est inutile de payer la seconde partie de la masse des capotes. Au reste envoyez-moi l’État de ce qui a été donné et de ce qui reste à donner. J’ai ici des capotes plus qu’il ne m’en faut.<sup>[^4]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: Commandant l’armée française d’Italie. [^2]: Directeur général des Ponts et Chaussées. [^3]: Village de la Meuse où se trouvait un parc de matériel. [^4]: Expédition, S.H.D., GR, 17 C 294, fol. 25.</body>