CG5-11097.md

identifiantCG5-11097.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/11/15 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11097. - </b>Au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 24 brumaire an XIV [15 novembre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Des ingénieurs géographes feront la reconnaissance de l’Enns, en établissant toutes ses communications avec la Styrie. Ils feront celle de tout le pays entre l’Enns et Vienne. Ils reconnaîtront d’abord toutes les rivières transversales, ensuite toute la chaîne des montagnes qui séparent de la Styrie et toutes les routes qui peuvent mener sur Vienne, enfin le Danube depuis l’Enns jusqu’à Vienne.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">D’autres ingénieurs géographes seront chargés des reconnaissances depuis l’Enns jusqu’à l’Inn et la Salza, en établissant bien les débouchés du Tyrol. Ils feront celle du Danube depuis Passau jusqu’à l’Enns, des routes qui peuvent mener de Salzburg et de la Styrie jusqu’à Vienne ; enfin ils feront la reconnaissance de la Trasen.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le génie fera des reconnaissances pour fortifier Passau.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">On fera une reconnaissance pour fortifier Enns avec un projet de tête de pont.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">On fera faire une reconnaissance par un officier du génie, de Linz à Budweis, de Linz à Freising, de Freising à Passau, de Linz à Krems en longeant le Danube, de Vienne à Krems.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Un officier du génie, attaché au corps du maréchal Davout, reviendra pour faire la reconnaissance de Vienne à Lilienfeld, de Lilienfeld à Steyer, en marquant le chemin qu’on a suivi, qu’on aurait pu suivre, et celui qui aurait été le meilleur.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le général Sanson<sup>[^1]</sup> donnera pour ces reconnaissances une échelle commune, au moins aussi forte que celle de la grande carte de Cassini. La population des villes, la hauteur des montagnes, la largeur des rivières, la physionomie du pays doivent être désignées ; et relativement aux rivières, il faut avoir soin de dire, lieue par lieue, quelle est la rive qui domine.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le général Sanson me fera demain le rapport des personnes qu’il convient de choisir pour ce travail, et me fera connaître le temps où il sera terminé. Il ne s’agit ni de planchette, ni de graphomètre, ni d’opérations astronomiques, mais de simples reconnaissances faites au pas et dessinées au coup d’oeil.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il doit y avoir à Vienne des plans de cadastre ou d’autres reconnaissances que l’on doit trouver et qui pourraient enrichir le cabinet topographique : il faut en faire faire la recherche avec soin.<sup>[^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3> [^1]: Commandant le service topographique de la Grande Armée. [^2]: Expédition, S.H.D., GR, 17 C 294, fol. 22.</body>