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CG5-11093.md| identifiant | CG5-11093.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/11/14 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Lannes, commandant du 5e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11093. - </b>Au maréchal Lannes, commandant du 5<sup>e</sup><span style="font-variant: normal">
</span>corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Schönbrunn, 23 brumaire an XIV [14 novembre
1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin,
je reçois votre lettre. Je ne conçois pas pourquoi vous avez laissé
échapper 8 000 hommes et ce beau régiment de cuirassiers ; il
fallait toujours les prendre, jusqu’à ce que vous eussiez reçu
mon ordre. Cette complaisance est d’autant plus mal placée qu’ils
n’ont pas livré le pont, mais qu’il a été forcé, tant par
adresse que par les circonstances impérieuses de leur capitale. Le
général Milhaud<sup>[^1]</sup>
a pris aujourd’hui, à mi-chemin de Brünn, trente pièces de canon
attelées, et à midi il avait fait 600 prisonniers. Désarmez vos
bataillons autrichiens de Stockerau ; dirigez-les sur Linz, d’où
ils seront envoyés à Braunau, et de là en France. Il ne faut pas
les faire passer par Vienne.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’apprends
que vous avez trouvé de bonnes chaussures ; je suis bien aise que
vos braves grenadiers soient bien ; j’espère qu’il n’y aura
plus de traîneurs. Point de ridicules ménagements ; on est toujours
à temps d’être généreux. Le parc qui était à la tête du pont
est en notre pouvoir. Nous avons trouvé un arsenal immense.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je n’ajoute
pas foi aux renseignements que vous avez sur les Russes. Hier à dix
heures du matin, ils ont évacué Krems et Stein ; les maréchaux
Mortier et Bernadotte étaient à leur poursuite. Vous aurez vu, par
les renseignements du maréchal Mortier que j’ai envoyés au prince
Murat, qu’ils marchaient en effet sur deux colonnes. Ils ont l’art
de se faire croire nombreux ; mais soyez assuré qu’ils ne sont pas
en tout plus de 30 000 hommes. S’il est arrivé à Znaïm une
colonne russe, c’est une colonne de 6 000 hommes, qui était
attendue depuis longtemps.<sup>[^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Commandant la brigade légère de la réserve de cavalerie.
[^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9481, d’après l’expédition communiquée par le duc de Montebello. Minute, Archives nationales, AF IV 867, brumaire an XIV, n° 45. Extrait [catalogue de vente], Massol s.a., <i>Archives Lannes, archives
Noailles, armes et souvenirs historiques</i>, Drouot, 7 février 2006, p. 18, n° 25. Cette lettre est de nouveau passée en vente le 24 juin 2006 à Fontainebleau (Osenat, <i>L’Empire à
Fontainebleau</i>, p. 49, n° 168.)</body> |
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