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CG5-11086.md| identifiant | CG5-11086.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/11/11 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11086. - </b>Au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Melk, 20 brumaire an XIV [11 novembre 1805], 3
heures et demie</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin,
je ne puis pas approuver votre manière de marcher ; vous allez comme
un étourdi et vous ne pesez point les ordres que je vous fais
donner. Les Russes, au lieu de couvrir Vienne, ont repassé le Danube
à Krems. Cette circonstance extraordinaire aurait dû vous faire
comprendre que vous ne pouviez agir sans de nouvelles instructions ;
cela en valait sans doute bien la peine. Sans savoir quels projets
peut avoir l’ennemi, ni connaître quelles étaient mes volontés
dans ce nouvel ordre de choses, vous allez enfourner mon armée sur
Vienne. Vous avez cependant reçu l’ordre, que vous a transmis le
maréchal Berthier, de suivre les Russes l’épée dans les reins.
C’est une singulière manière de les poursuivre que de s’en
éloigner à marches forcées. Ces ordres vous avaient même été
donnés depuis que vous m’aviez rendu compte qu’ils se
dirigeaient sur Krems. Je cherche en vain des raisons pour expliquer
votre conduite. </font>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je viens de
faire connaître au maréchal Soult<sup>[^1]</sup>
qu’il ne devait point exécuter le mouvement que vous avez ordonné.
Il sera obligé de faire une contremarche pour se diriger sur
Mautern. Envoyez des reconnaissances ; occupez Stadt-Tulln et
d’autres points sur le Danube. Le maréchal Davout<sup>[^2]</sup>
se porte sur Vienne par Lilienfeld ; il sera ce soir à Mödling.
Restez à Purkersdorf et le maréchal Davout à Mödling jusqu’à
nouveaux ordres. </font>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il est
probable que l’intention de l’ennemi est de couper les ponts du
Danube à Vienne. Ainsi les Russes pourront faire ce qu’ils
voudront du corps du maréchal Mortier<sup>[^3]</sup>
: je crains qu’il ne soit fort exposé, ce qui ne serait pas arrivé
si vous aviez exécuté mes ordres. Avec la mesure que j’avais
prise, d’avoir une grande quantité de bateaux, non seulement
j’étais à l’abri d’un pareil événement, mais j’avais
l’espérance bien fondée d’enlever une partie du corps russe.
Mais vous m’avez fait perdre deux jours et n’avez consulté que
la gloriole d’entrer à Vienne. Il n’y a de gloire que là où il
y a du danger ; il n’y en a pas à entrer dans une capitale
sans défense, surtout après la victoire du maréchal Davout, qui a
battu et pris le reste du corps du général Kienmayer, que
commandait le général Merveldt. Voyez, dans les pourparlers avec
les magistrats de Vienne, si on pourrait convenir qu’on laissât
subsister les ponts du Danube, et cela pour éloigner de la capitale
les malheurs de la guerre.<sup>[^4]</sup></font></p>
[^1]: <span></span> Commandant le 4<sup>e</sup> corps.
[^2]: <span></span> Commandant le 3<sup>e</sup> corps.
[^3]: Sur la rive nord du Danube.
[^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, brumaire an XIV, n° 40.</body> |
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