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CG5-11079.md| identifiant | CG5-11079.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/11/07 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11079. - </b>Au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Linz, 16 brumaire an XIV [7 novembre 1805], 11
heures du soir</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin,
je ne sais où vous avez été chercher que j’ai été mécontent
du combat d’Amstetten ; j’ai été mécontent de ce que vous ne
m’aviez pas écrit. Il faut prendre des mesures, car dans une
affaire pressée vous perdriez bien du temps à me faire arriver vos
lettres. Je pourrais être parti, mais cette nuit j’attends
l’électeur de Bavière.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Recommandez
aux maréchaux Lannes et Davout de ramasser le plus de bateaux
possible, les ordres que j’ai donnés à ce sujet commencent à
s’exécuter<sup>[^1]</sup>.
</font>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le maréchal
Mortier est sur la rive gauche du Danube avec les divisions Klein et
Gazan et sera rejoint demain par la division Dupont et la division
batave<sup>[^2]</sup>.
Il a emmené avec lui 14 bateaux ; mais il m’en faut 3 ou 400 pour
qu’il n’y ait plus de Danube et que je puisse le passer
promptement<sup>[^3]</sup>.
Les Russes, qui ne s’attendent pas à cette manœuvre, pourront en
être les victimes, parce qu’ils croiront n’avoir à faire qu’au
corps du maréchal Mortier, je pourrai leur en mettre un plus
considérable sur le corps.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je désire
beaucoup que votre manœuvre pour enlever l’artillerie et les
bagages russes réussisse. Je vous joindrai aussitôt que possible. </font>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le maréchal
Davout a décidément pris la route de Lilienfeld, où il trouvera
une grande chaussée qui le mènera droit à Vienne ; mais je compte
qu’il n’arrivera à Lilienfeld que demain soir. L’ennemi se
trouvera alors débordé et tourné par sa gauche. J’espère que le
général Klein<sup>[^4]</sup>
parviendra à prendre un ramassis de 2 000 recrues sur la rive
gauche, qui m’ont surpris 20 dragons il y a deux jours. 2 ou 300
dragons qui arriveront dessus leur feront poser les armes ; ce sont
des recrues qui n’ont pas plus de trois semaines et qui ne sont pas
même encore habillées.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai reçu
une lettre de la princesse Caroline, qui jouit de tous les honneurs
du gouverneur de Paris et qui m’en paraît très satisfaite.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: <span></span> La <i>Correspondance</i> (n° 9461, d’après les Archives de l’Empire) publie : « ce matin sont-ils exécutés ? »
[^2]: Commandée par le général Dumonceau.
[^3]: Napoléon s’inquiétait de la communication entre les deux rives du Danube. Le corps de Mortier, resté isolé, se trouvera en grand danger lors de la bataille de Dürrenstein.
[^4]: <span></span> Commandant la 1<sup>re</sup> division de dragons montés.
[^5]: Expédition, Archives nationales, fonds Murat, 31 AP 23, d. 425, p. 31.</body> |
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