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CG5-11064.md| identifiant | CG5-11064.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/11/02 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Dejean, ministre de l’Administration de la guerre |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11064. - </b>Au général Dejean, ministre de l’Administration de la guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Haag près Wels, 11 brumaire an XIV [2 novembre
1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
Dejean, je ne sais pourquoi vous avez envoyé en Italie le
commissaire des guerres Masséna<sup>[^1]</sup>
: je vous l’avais défendu. Il s’y est déjà très mal conduit.
Donnez-lui l’ordre de se rendre à Paris. Lorsqu’il y sera
arrivé, demandez-lui la justification de sa conduite. Si M.
Bérenger<sup>[^2]</sup>
est encore sur les lieux, qu’il aille y faire un tour, et qu’il
vous rende compte du résultat de ses recherches. La manière de
voler de ces Messieurs est toute simple. Ils font des réquisitions
au nom de l’armée, s’entendent avec les municipalités, et
donnent des reçus pour le rachat. C’est ainsi que le commissaire
Masséna a fait pour Modène. Faites une circulaire qui fasse
connaître, sans nommer personne, que je suis instruit de ces menées.
Faites-vous remettre l’état des réquisitions qui ont été faites
et le nom des commissaires qui ont donné des reçus. Chargez un
inspecteur aux revues ou un commissaire des guerres, honnête, de
vous en écrire confidentiellement ; car il est impossible
d’abandonner ainsi le royaume d’Italie à la dévastation des
brigands. Deux ou trois exemples sévères remettront tout le monde
dans le devoir.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: Cousin du maréchal, coupable de pratiques douteuses, notamment celle du « rachat » : on menaçait de prendre un dépôt appartenant à une ville, et on demandait ensuite une indemnité pour le « rendre ».
[^2]: Conseiller d’Etat en mission.
[^3]: Expédition, S.H.D., GR, 17 C 294, fol. 19.</body> |
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