CG5-11053.md

identifiantCG5-11053.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/10/27 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11053. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Munich, 5 brumaire an XIV [27 octobre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai reçu vos différents bulletins. J’imagine que vous avez donné suite à l’affaire d’Aix<sup>[^1]</sup>. Je suis fâché de voir qu’il y a dans cette ville un mauvais esprit, et qu’on y ait saisi cette circonstance pour se conduire si mal. Vous pouvez dire à Siméon et à Portalis<sup>[^2]</sup> d’écrire que je l’ai appris avec peine au fond de l’Allemagne. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il paraît que les prêtres se comportent fort bien. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je n’ai pas appelé la réserve de la conscription de tous les départements ; il y en a plusieurs dont je craignais le mauvais esprit. S’il en est que les préfets croient pouvoir faire marcher sans inconvénient, concertez-vous avec le ministre de l’Intérieur pour les faire diriger sur Strasbourg.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Dites au préfet de Toulouse<sup>[^3]</sup> que je n’entends pas raillerie ; qu’il faut que la conscription marche, sans quoi j’en conclurai qu’il a donné une mauvaise direction à son département. Écrivez la même chose à Bordeaux.<sup>[^4]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Une sédition s’y était produite le 7 vendémiaire pour protester contre les droits sur les vins. [^2]: Respectivement conseiller d’État et ministre des Cultes, ils sont tous deux Aixois. [^3]: Richard. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, brumaire an XIV, n° 16.</body>