CG5-11010.md

identifiantCG5-11010.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/10/18 00:00
titreNapoléon au Sénat conservateur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11010. - </b>Au SéNAT conservateur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Abbaye d’Elchingen, 26 vendémiaire an XIV [18 octobre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Sénateurs, je vous envoie quarante drapeaux conquis par mon armée dans les différents combats qui ont eu lieu depuis celui de Wertingen. C’est un hommage que moi et mon armée faisons aux sages de l’Empire ; c’est un présent que des enfants font à leurs pères. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Sénateurs, voyez-y une preuve de ma satisfaction pour la manière dont vous m’avez constamment secondé dans les affaires les plus importantes de l’Empire. Et vous, Français, faites marcher vos frères ; faites qu’ils accourent combattre à nos côtés, afin que, sans effusion de sang, sans efforts, nous puissions repousser loin de nous toutes les armées que forme l’or de l’Angleterre et confondre les auxiliaires des oppresseurs des mers. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Sénateurs, il n’y a pas encore un mois que je vous ai dit que votre Empereur et son armée feraient leur devoir ; il me tarde de pouvoir dire que mon peuple a fait le sien. Depuis mon entrée en campagne, j’ai dispersé une armée de 100 000 hommes ; j’en ai fait près de la moitié prisonnière ; le reste est tué, blessé, ou déserté, et réduit à la plus grande consternation. Ces succès éclatants, je les dois à l’amour de mes soldats, à leur constance à supporter la fatigue. Je n’ai pas perdu 1 500 hommes, tués ou blessés.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Sénateurs, le premier objet de la guerre est déjà rempli : l’Électeur de Bavière<sup>[^1]</sup> est rétabli sur son trône. Les injustes agresseurs ont été frappés comme de la foudre, et, avec l’aide de Dieu, j’espère, dans un court espace de temps, triompher de mes autres ennemis.<sup>[^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Maximilien IV Joseph. [^2]: <span></span><i>Le Moniteur universel</i>, 3 brumaire an XIV, n° 33, vol. 1805, t. II, p. 123.</body>