| identifiant | CG5-11004.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/10/12 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Soult, commandant du 4e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11004. - </b>Au maréchal Soult, commandant du 4<sup>e</sup> corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Augsbourg, 20 vendémiaire an XIV [12 octobre
1805], 10 heures et demie du matin</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je suppose
que ces fortifications de Memmingen<sup>[^1]</sup>
dont on m’a tant parlé ne sont rien. Cependant, s’ils avaient,
depuis quinze jours, travaillé avec activité, et que le poste fût
le moindrement favorable, il est facile de prévoir que je perdrais
beaucoup de monde pour l’enlever. En ce cas, demain, tournez-le et
bloquez Memmingen. Ils ne se laisseront pas couper leurs
communications avec Ulm, ou ce serait autant de pris ; et alors,
comme il est évident que l’ennemi se dirigera sur vous pour
secourir la droite, j’aurai le temps de faire attaquer demain, dans
l’après-midi, et de jeter Marmont sur vous. </font>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il faut
aussi que je vous instruise que j’ai laissé la division batave de
Marmont<sup>[^2]</sup>
avec douze pièces de canon dans Augsbourg ; que Davout reste en
position à Dachau ; que la division batave pourrait se porter sur
vous, si vous étiez menacé d’être débordé par toute l’armée
ennemie. Ce soir même, si les nouvelles de Munich me le permettent,
je ferai jeter une division de Davout sur Landsberg, où elle sera à
votre disposition. Je vous recommande de faire crever vos chevaux à
vos aides de camp et à vos adjoints. Placez-les en relais sur la
route de Weissenhorn, pour que j’aie de vos nouvelles rapidement.
Il ne s’agit pas de battre l’ennemi, il faut qu’il n’en
échappe pas un. </font>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Assemblez
vos généraux et chefs de corps, quand vous serez à Memmingen, et
si l’ennemi n’a rien fait pour échapper au coup de massue qui va
l’assommer, faites-leur connaître que je compte que, dans cette
circonstance importante, on n’épargne rien de ce qui peut rendre
notre succès complet et absolu ; que cette journée doit être
dix fois plus célèbre que celle de Marengo ; que, dans les siècles
les plus reculés, la postérité connaîtra en détail ce que chacun
aura fait ; que, si je n’avais voulu que battre l’ennemi, je
n’aurais pas eu besoin de tant de marches et de fatigues, mais que
je veux le prendre et qu’il faut que, de cette armée qui, la
première, a rompu la paix et nous a fait manquer notre plan de
guerre maritime, il ne reste pas un seul homme pour en porter la
nouvelle à Vienne, et que la Cour perfide qu’a corrompue l’or de
l’Angleterre ne doit l’apprendre que lorsque nous serons sous ses
murailles.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Au sud d’Ulm, sur l’Iller
[^2]: <span></span> 3<sup>e</sup> division du corps de Marmont, commandée par Dumonceau, et composée de soldats hollandais.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9374, d’après le dépôt de la Guerre. Minute, Archives nationales, AF IV 867, vendémiaire an XIV, n° 111.</body> |
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