CG5-11002.md

identifiantCG5-11002.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/10/12 00:00
titreNapoléon à Otto, ministre plénipotentiaire en Bavière
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 11002. - </b>À Otto, ministre plénipotentiaire en Bavière</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Augsbourg, 20 vendémiaire an XIV [12 octobre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous réponds, par votre courrier, deux mots, car je pars dans une heure pour Burgau. La lenteur de la marche des Bavarois et le temps affreux qu’il fait ont retardé le maréchal Bernadotte. Son avant-garde était hier à deux lieues de Munich ; il a dû y entrer aujourd’hui ; je n’en ai pas de nouvelles. Vous trouverez un bulletin qui vous fera connaître la situation des choses. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La bataille aura lieu après demain 22. L’armée autrichienne sera détruite et prisonnière ; l’armée russe ne tardera pas à avoir le même sort, toutefois avec l’aide de Dieu, qui est le Dieu des armées. Je désire que l’Électeur<sup>[^1]</sup> attende ma lettre pour venir. Je sais qu’il veut venir avec sa famille. Je suis trop galant pour vouloir exposer ses dames. Je lui écrirai, le 22 au soir, du champ de bataille, ce que je désire qu’il fasse. Faites passer ces nouvelles à Berlin, au général qui commande à Hanovre<sup>[^2]</sup>. Le découragement de l’armée autrichienne n’a pas d’exemple ; nos plus mauvais régiments de chasseurs chargent les gros régiments de cuirassiers et les mettent en déroute. L’infanterie ne tient nulle part.</font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p><br/> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Annoncez à l’Électeur que l’armée bavaroise et française est entrée à Munich aujourd’hui à six heures du matin. Le maréchal Bernadotte a fait 800 prisonniers ; il me mande qu’il était à cheval, suivant un parc de cent pièces de canon, qui n’était pas éloigné. Le prince Ferdinand se trouvait à Munich ; il avait donc quitté son armée de l’Iller. La confusion des Autrichiens paraît extrême. Il y aura bien des nouvelles d’ici à huit ou dix jours.<sup>[^3]</sup></font></p> [^1]: Maximilien IV Joseph. [^2]: C’est-à-dire à Duroc et à Laforest ainsi qu’au général Barbou. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9378, d’après les Archives de l’Empire. <span lang="en-GB">Extrait [catalogue de vente], Sotheby &amp; Co., </span><span lang="en-GB"><i>Catalogue of the André de Coppet Collection, Part V, Letters of Napoleon, Nelson and their contemporaries, from the first Italian campaign to the battle of Trafalgar, 1797-1805. The property of the late André de Coppet of New York</i></span><span lang="en-GB">, Londres, 14-15 novembre 1955, p. 92, n° 1441.</span></body>