CG5-10991.md

identifiantCG5-10991.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/10/11 00:00
titreNapoléon au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10991. - </b>Au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Augsbourg, 19 vendémiaire an XIV [11 octobre 1805], 8 heures du matin</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, j’ai fait donner cette nuit au maréchal Lannes l’ordre de passer par Burgau. Je ne tiens pas les affaires comme finies de votre côté. L’ennemi, cerné comme il est, se battra. Il reçoit des renforts du Tyrol et de l’Italie ; il pourra donc vous opposer, sous peu de jours, plus de 40 000 hommes. Il faut donc que votre réserve et les corps de Ney et Lannes qui font de 50 à 60 000 hommes, marchent le plus près possible, de manière à pouvoir être réunis en six heures et écraser l’ennemi. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Les Russes viennent en hâte ; marchez donc sur l’ennemi partout où il se trouve, mais avec précaution et ensemble ; s’il vous échappe, il sera arrêté sur le Lech. D’ailleurs, dans une bonne bataille, avec l’esprit qui anime les troupes, il vous en resterait la moitié.<sup>[^1]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: Expédition, Archives nationales, fonds Murat, 31 AP 23, d. 425, p. 20.</body>