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CG5-10982.md| identifiant | CG5-10982.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/10/09 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10982. - </b>Au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Donauwörth, 17 vendémiaire an XIV [9 octobre
1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin,
je suis extrêmement satisfait du compte que vous me rendez de la
bonne conduite de ma cavalerie et spécialement des dragons dans la
journée d’hier<sup>[^1]</sup>.
Ils ont eu affaire avec douze bataillons de grenadiers, et c’est ce
qu’il y avait de mieux dans l’armée autrichienne. Faites-le
connaître à l’ordre.</font></p><p> <font size="3" style="font-size: 12pt">La
division Suchet se rend pour appuyer le corps du maréchal Lannes.
J’ai dirigé le général d’Hautpoul<sup>[^2]</sup>
sur Mertingen<sup>[^3]</sup>,
grande chaussée de Donauwörth à Augsbourg. Moi-même, avec toute
ma Garde, je vais suivre militairement la même chaussée, et j’irai
coucher à Augsbourg, où je compte que le maréchal Soult est arrivé
à l’heure qu’il est. </font>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Interceptez
la grande route d’Augsbourg à Ulm, et poussez le général
Walther<sup>[^4]</sup>
entre Augsbourg et Landsberg ; placez le maréchal Lannes de
manière que, si demain à la pointe du jour Augsbourg était
attaqué, les trois divisions de ce maréchal<sup>[^5]</sup>
pussent s’y porter. </font>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je ne
partirai pas avant dix heures. J’attends les rapports du maréchal
Ney, qui me sont nécessaires avant de me fixer au parti que je viens
de vous faire connaître. Il est fâcheux que le maréchal Ney n’ait
pas jeté hier quatre ou cinq bataillons par Dillingen ; il eût été
à temps encore cette nuit. Par ce moyen, peu des ennemis auraient
échappé. </font>
</p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’attends
les huit drapeaux et les prisonniers que vous avez faits ; 2 000,
c’est bien peu ; j’avais espéré, d’après le premier rapport,
que la cavalerie serait arrivée à temps pour empêcher que l’ennemi
ne se réfugiât dans les bois. J’ai fait officier de la Légion
d’honneur M. Exelmans, votre aide de camp, qui m’a apporté deux
drapeaux. J’attends le rapport pour récompenser ceux qui se sont
distingués au combat de Wertingen.<sup>[^6]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: A Wertingen.
[^2]: <span></span> Commandant la 2<sup>e</sup> division de grosse cavalerie (cuirassiers).
[^3]: Au nord-est de Wertingen.
[^4]: <span></span> Commandant la 2<sup>e</sup> division de dragons montés.
[^5]: Gazan, Suchet, Oudinot.
[^6]: Expédition, Archives nationales, fonds Murat, 31 AP 23, d. 425, p. 19.</body> |
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