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CG5-10963.md| identifiant | CG5-10963.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/10/04 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10963. - </b>Au maréchal Murat, commandant en chef de la réserve de la cavalerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ludwigsburg, 12 vendémiaire an XIV [4 octobre
1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin,
la division de dragons du général Bourcier doit flanquer la marche
de l’armée, du côté de Geislingen. Avec vos trois divisions,
portez-vous rapidement sur Heidenheim, afin d’éclairer la plaine
de Nördlingen. Je suppose que l’ennemi n’a fait aucun mouvement
offensif, car, en ce cas, vous vous conduiriez suivant les
circonstances, en attendant de nouveaux ordres.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le maréchal
Soult m’a fait savoir que l’ennemi a plusieurs escadrons entre
Nördlingen et Ellwangen ; pendant qu’ils feront le coup de sabre
avec les hussards du 3<sup>e</sup> corps d’armée<sup>[^1]</sup>,
il vous serait facile de les couper en leur barrant le chemin de
Donauwörth. Je suppose que l’ennemi n’a pas de forces
considérables à Nördlingen, et qu’il n’a qu’une tête de
colonne pour éclairer la plaine ; en un mot, que son projet continue
à être de rester derrière le Danube. Si cela était ainsi, et que
l’ennemi n’eût qu’un ou deux régiments d’infanterie et
autant de cavalerie, voyez si, avec vos 8 000 dragons, vous ne
pourriez pas les couper conjointement avec la cavalerie légère des
maréchaux Lannes et Ney ; en en prévenant le maréchal Soult, toute
sa cavalerie légère viendrait se trouver aussi à l’affaire. Mais
mon intention est qu’on ne tente cette opération qu’autant que
l’ennemi aurait là moins de 6 000 hommes d’infanterie. Ce
qui m’importe, c’est d’avoir des nouvelles. Envoyez donc des
agents et des espions, et surtout faites des prisonniers.<sup>[^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: <span></span> Le 7<sup>e</sup> de hussards (colonel Marx).
[^2]: Expédition, Archives nationales, fonds Murat, 31 AP 23, d. 425, p. 16.</body> |
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