CG5-10943.md

identifiantCG5-10943.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/10/03 00:00
titreNapoléon à Otto, ministre plénipotentiaire en Bavière
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10943. - </b>À Otto, ministre plénipotentiaire en Bavière</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ludwigsburg, 11 vendémiaire an XIV [3 octobre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur Otto, répondez au maréchal Bernadotte qu’en vertu des conventions qui existaient dans la dernière guerre, relativement à la neutralité de la Prusse<sup>[^1]</sup>, la principauté d’Ansbach, et, en général, les possessions prussiennes en Franconie n’étaient pas considérées comme étant comprises dans la ligne de neutralité qui avait été tracée, et ont pu être traversées par nos troupes, ainsi que le comté de la Marck, et que j’ai dû calculer que, pendant la guerre actuelle, les choses resteraient sur le même pied que celui de la dernière guerre, pour cet objet. C’est pourquoi les divisions de mon armée ont traversé quelques portions du territoire prussien en Franconie, comme l’ont fait aussi les troupes de l’électeur de Bavière pendant leur retraite, et comme l’a fait pareillement le corps d’Autrichiens qui vient de se présenter sur la Rednitz et qui a passé sur le territoire prussien en plusieurs endroits. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le maréchal Bernadotte devra traverser ce même territoire et éviter d’y séjourner, comme le ministre de la Guerre<sup>[^2]</sup> le lui a dit hier. Il faut beaucoup de protestations en faveur de la Prusse, et témoigner beaucoup d’attachement pour elle et le plus d’égards qu’on pourra ; puis, traverser ses possessions avec rapidité, en alléguant l’impossibilité de faire autrement, parce que cette impossibilité est réelle.<sup>[^3]</sup></font></p> [^1]: <span></span> Une convention de 1795, révisée en 1796, avait dessiné une ligne protégeant la neutralité de l’Allemagne du nord, mais certains territoires prussiens isolés, et notamment l’ex-margraviat d’Ansbach en Franconie, étaient formellement exclus de la zone neutralisée. Pour les Prussiens, le retour de la paix avait rendu caduques ces stipulations, et Ansbach devait être traité au cours de la nouvelle guerre comme le reste du royaume de Prusse. Pour Napoléon, la reprise de la guerre remettait en vigueur <i>ipso facto</i> la convention précédente. [^2]: Berthier. [^3]: Expédition non signée, S.H.D., GR, 17 C 49.</body>