CG5-10921.md

identifiantCG5-10921.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/10/02 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10921. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ettlingen, 10 vendémiaire an XIV [2 octobre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, l’armée est en grande marche. Les 1<sup>er</sup> et 2<sup>e</sup> corps réunis aux Bavarois sont partis de Würzburg ; les 3<sup>e</sup>, 4<sup>e</sup>, 5<sup>e</sup> et 6<sup>e</sup> sont au-delà du Neckar. L’ennemi fait des marches, des contremarches et paraît fort embarrassé ; avant peu de jours nous en serons aux mains. L’armée n’a perdu personne, ni par les désertions, ni par les maladies. Je serai ce soir à Stuttgart ; les armées de Bade et de Wurtemberg se joignent à la mienne. Comme les mouvements vont être très rapides, ne soyez pas étonné si vous êtes quelques jours sans recevoir de nouvelles. Il suffit que vous fassiez mettre dans vos gazettes que l’empereur est arrivé à Stuttgart, que l’armée a passé le Neckar et a déjà remporté deux grandes victoires : la première, parce qu’elle n’a eu ni malades ni déserteurs et qu’au contraire beaucoup de conscrits l’ont rejointe ; la seconde, c’est que les armées badoise, bavaroise et wurtembergeoise se sont réunies à elle et que tout le peuple de l’Allemagne est pour nous. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Transmettez ces nouvelles à Rome, à Gênes, en Piémont, à Lucques, à Florence.<sup>[^1]</sup></font></p> [^1]: Copie de l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg, S.H.D., GR, 17 C 49.</body>