CG5-10920.md

identifiantCG5-10920.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/10/02 00:00
titreNapoléon au général Duroc, envoyé extraordinaire à Berlin
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10920. - </b>Au général Duroc, envoyé extraordinaire à Berlin</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ettlingen, 10 vendémiaire an XIV [2 octobre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur le général Duroc, M. Otto<sup>[^1]</sup> vous fera passer cette lettre. L’électeur de Bavière croit que la Prusse me fera une querelle de ce que je fais passer le corps d’armée du maréchal Bernadotte par Ansbach<sup>[^2]</sup>. J’ai ordonné qu’il y passe le moins possible, et surtout qu’il n’y séjourne pas. Quand j’ai reçu la lettre de l’Électeur, il n’était plus temps ; une colonne avait déjà passé. Vous savez que, dans la dernière guerre, la Prusse n’a jamais compris Ansbach ni Bayreuth dans la ligne de neutralité ; mais, quand elle déclarera aux puissances belligérantes qu’elle ne souffrira point que leurs troupes passent sur ce territoire, et qu’elle y mettra un bon corps de troupes, de mon côté j’en serai charmé.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je n’ose pas trop vous dire quels sont mes projets et ma position. Je suis à Ludwigsburg, dans le palais de l’électeur de Wurtemberg<sup>[^3]</sup>, qui joint ses troupes aux miennes, ainsi que l’électeur de Bade<sup>[^4]</sup>. Mon armée est dans la meilleure position. Tous les mouvements sont commencés ; nous sommes en grande manœuvre de guerre. Les Autrichiens, qui s’étaient emparés de tous les débouchés de la Forêt Noire, et qui s’étaient fortifiés à Ulm et à Memmingen, paraissent fort décontenancés. Il est probable qu’avant huit jours des événements décisifs auront eu lieu. L’opinion est que les Autrichiens perdent un peu la carte. On suppose qu’ils ne nous attendaient que dans un mois. Faites-moi parvenir toutes les nouvelles que vous auriez. Adressez vos courriers à M. Otto, qui est toujours en mesure de me les faire passer.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: Ministre auprès de l’électeur de Bavière, qu’il avait suivi à Würzburg. [^2]: Territoire prussien. [^3]: <span></span> Frédéric I<sup>er</sup>. [^4]: Charles-Frédéric. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, vendémiaire an XIV, n° 50 bis. Cette minute a été recopiée puis expédiée.</body>