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CG5-10900.md| identifiant | CG5-10900.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/09/29 00:00 |
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| titre | Napoléon au vice-amiral Verhuell, ministre de la Marine en Hollande |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10900. - </b>Au vice-amiral Verhuell, ministre de la Marine en Hollande</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Strasbourg, 7 vendémiaire an XIV [29 septembre
1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
l’amiral Verhuell, j’ai reçu votre lettre du 22 septembre, et
j’y ai reconnu les preuves de ce zèle pour mon service et pour les
intérêts de la patrie batave, qui forment votre caractère
distinctif.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Les
corps français qui sont en Batavie vont être considérablement
augmentés par un grand nombre de recrues. Indépendamment de la
réserve de Boulogne, qui se porterait rapidement sur la Hollande, si
l’ennemi effectuait un débarquement, j’en forme une très
considérable à Mayence, sous les ordres du sénateur maréchal
Lefebvre : elle sera, d’ici à quinze jours, de 30 000
hommes. Elle a ordre de se porter à Boulogne, en Hollande, et sur
les points de la côte septentrionale où l’ennemi débarquerait.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je
donne ordre qu’on vous envoie deux compagnies d’artillerie
légère, puisque vous paraissez le désirer. Il serait possible
qu’elles n’eussent point de chevaux, mais il vous serait facile
de vous en procurer. J’ai à Paris 8 000 hommes qui se
porteraient également à Boulogne et en Hollande, selon les
instructions que j’ai laissées au connétable<sup>[^1]</sup> :
si l’ennemi débarquait, plus de 50 000 hommes seraient, en
moins de quinze jours, en Hollande.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">D’ailleurs,
en moins de quinze jours, de grands événements vont se décider.
Nous sommes bien disposés, et j’ai déjà eu la consolation de
voir que beaucoup de choses m’ont réussi. 25 000 Bavarois,
6 000 hommes de Hesse-Darmstadt, 4 000 de Bade et 6 000
de Wurtemberg se sont réunis à moi.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je
suis vraiment affligé de la mauvaise santé du Grand Pensionnaire<sup>[^2]</sup> ;
ses talents et son zèle étaient bien nécessaires dans ces
circonstances. Je lui écris une lettre qu’il pourra faire imprimer
et publier dans toute la Hollande ; ce sera une espèce de
proclamation.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Dans
quelque circonstance que je me trouve, soyez certain que les intérêts
et la défense de votre patrie tiennent à mes plus chères
affections, et qu’avec la même rapidité que mon armée des côtes
s’est portée sur le Rhin, elle se portera du Rhin sur les côtes.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je
désire cependant que toutes les fois que vous aurez des inquiétudes
fondées vous écriviez au connétable<sup>[^3]</sup>
à Paris, si j’étais trop éloigné, je lui ai laissé des
instructions dans le cas d’une descente en Hollande.<sup>[^4]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: Louis Bonaparte.
[^2]: Schimmelpenninck. Voir CG5-10900.
[^3]: Louis Bonaparte.
[^4]: Expédition, collection Christian Hanry.</body> |
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