CG5-10899.md

identifiantCG5-10899.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/09/29 00:00
titreNapoléon à Schimmelpenninck, grand pensionnaire de la République batave
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10899. - </b>À Schimmelpenninck, grand pensionnaire de la République batave</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Strasbourg, 7 vendémiaire an XIV [29 septembre 1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je désire que vous fassiez imprimer la lettre que je vous écris, si vous n’y voyez point d’inconvénient. J’apprends avec peine que votre santé est mauvaise ; j’ai l’espoir qu’elle se rétablira. Dans les circonstances actuelles, tout votre patriotisme et vos talents étaient nécessaires à la cause commune.</font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p><br/> </p><p style="text-align: center; font-variant: small-caps"><font size="3" style="font-size: 12pt">Lettre incluse dans la précédente</font></p><p style="font-variant: small-caps"><br/> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai été obligé de retirer mon armée de Hollande pour faire face à cette coalition impie que l’or et les intrigues de l’Angleterre ont formée contre moi et mes alliés.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai ordonné dans mon Empire la formation des gardes nationales pour la défense de mes frontières. Vous sentirez que, dans les circonstances présentes, les amis de leur patrie doivent courir aux armes pour repousser de son sein les hordes avides de pillage que l’Angleterre voudrait y jeter. Cependant, que les citoyens de Hollande soient sans inquiétude ; mes réserves de Boulogne et Mayence sont plus que suffisantes pour arriver au secours des troupes qui défendent leurs côtes, et empêcher de se rembarquer l’armée qui violerait le territoire batave.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je compte, très cher et grand ami, sur votre zèle et votre patriotisme dans les circonstances où nous nous trouvons. Les soins de la guerre n’absorbent pas tellement mon attention que je ne veille constamment sur les intérêts de la patrie batave. Une armée pourrait débarquer, sans doute, mais soyez certain qu’elle ne se rembarquerait pas. Cependant j’en appelle aux patriotes bataves pour confondre la haine des tyrans des mers, et mettre cette portion du continent à l’abri des incursions des pirates.<sup>[^1]</sup></font></p><h4>Napoléon</h4> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, vendémiaire an XIV, n° 36.</body>