CG5-10894.md

identifiantCG5-10894.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/09/29 00:00
titreNapoléon au maréchal Masséna, commandant en chef de l’armée d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10894. - </b>Au maréchal Masséna, commandant en chef de l’armée d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Strasbourg, 7 vendémiaire an XIV [29 septembre 1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, nous sommes en pleine guerre. L’armée bavaroise, les troupes de Wurtemberg, de Hesse-Darmstadt et les 4 000 hommes de Bade se sont réunis à moi. Mon armée est déjà sur le Neckar. Je compte être sur Ingolstadt avant le 15 ou le 20 vendémiaire. </font> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Les renseignements que je reçois de Suisse m’apprennent que ce que l’Autriche a dans le Tyrol italien, à Trente, Roveredo, file pour renforcer l’armée autrichienne sur l’Iller. Je serais enchanté de cette nouvelle, car je serais fort aise de tout ce qui pourrait diminuer le nombre des troupes qui sont devant vous. </font> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Si je puis me défaire promptement de cette armée de l’Iller, ce que j’espère avec l’aide de Dieu, je tomberai sur les Russes, et je compte les joindre encore à leurs journées d’étapes. Après cela, je descendrai à votre secours pour couper les débouchés de la Styrie et de la Carinthie à l’armée autrichienne qui est devant vous, qui se retirerait. </font> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous ai fait écrire par le ministre de la Guerre<sup>[^1]</sup>, et je vous le recommande encore, de tenir vos troupes réunies. Si vous donnez avec 50 000 hommes, l’ennemi ne peut vous faire tête ; autrement, vous éprouverez des échecs. Je vous crois plus de cavalerie que n’en a l’ennemi ; quelques charges de cuirassiers sur les mauvais bataillons autrichiens pourraient être d’un très bon résultat. Au reste, j’ai bonne confiance en vous.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je dois vous dire que le roi de Prusse<sup>[^2]</sup> vient de mettre son armée sur le grand complet de guerre et de la mettre en marche sur les frontières de Russie. Les Russes voulaient le forcer à se mettre contre nous ; il leur a déclaré qu’il serait pour nous.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous recommande ma brave armée d’Italie ; ne la faites point battre en détail ; 80 000 Autrichiens, composés comme ils le sont, ne sont pas faits pour tenir tête à 50 000 de nos soldats, si tout marche ensemble. Le temps est ici superbe ; j’espère que j’aurai un bon automne. </font> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Le général Miollis doit être arrivé à l’heure qu’il est<sup>[^3]</sup>.<sup>[^4]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Berthier. [^2]: Frédéric-Guillaume III. [^3]: <span></span><span style="text-transform: uppercase">à</span> Mantoue, dont il a été nommé gouverneur. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9286, d’après le dépôt de la Guerre. Minute, Archives nationales, AF IV 867, vendémiaire an XIV, n° 33.</body>