CG5-10875.md

identifiantCG5-10875.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/09/27 00:00
titreNapoléon au maréchal Bernadotte, commandant du 1er corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10875. - </b>Au maréchal Bernadotte, commandant du 1<sup>er</sup> corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Strasbourg, 5 vendémiaire an XIV [27 septembre 1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, j’ai reçu votre lettre du 1<sup>er</sup> vendémiaire, datée de Windecken<sup>[^1]</sup>. D’après mes calculs, vous deviez être ce jour-là à Würzburg ; j’imagine que vous y êtes à l’heure qu’il est. </font> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">L’empereur d’Allemagne n’a fait aucun détachement sur la droite du Danube, et les Russes ne sont pas arrivés. </font> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je suis en mesure de faire face à tout. J’ai passé le Rhin à Mannheim, à Spire et vis-à-vis de Durlach. Quand vous recevrez cette lettre, mon armée sera sur le Neckar, forte, nombreuse et dans le cas de parer à tout. </font> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">De Würzburg, vous vous dirigerez sur le Danube, conformément à l’instruction que le ministre de la Guerre vous adressera ce soir. Vous tiendrez le général Marmont sur votre droite et les Bavarois sur votre gauche. Je me lierai au général Marmont avec toute mon armée, et si j’ai le bonheur que l’armée autrichienne s’endorme encore trois ou quatre jours sur l’Iller et dans la Forêt Noire, je l’aurai tournée, et j’espère qu’il ne s’en échappera que des débris.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai fait un traité d’alliance offensive et défensive avec l’électeur de Bavière<sup>[^2]</sup>. Son armée est pour moi. La copie ci-jointe d’une lettre qu’il vient d’écrire ici vous fera connaître comme il est fâcheux que vous ne vous soyez pas dirigé sur Würzburg par la ligne la plus droite, et il était naturel de penser que si j’avais voulu que vous passassiez à Francfort, je n’aurais pas manqué de vous en faire instruire. La lettre de l’Électeur vous donne un aperçu du danger de la marche que vous avez suivie. Il n’est plus question en ce moment que de porter remède à tout. Vous êtes, à l’heure qu’il est, à Würzburg ; ainsi toutes les inquiétudes de l’Électeur doivent être terminées.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><br/> </p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt"><i>À 4 heures après midi</i></font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt"><i>Vous savez l’estime et l’amitié que je vous porte. C’est le moment de porter le grand coup. Avant le 20 vendémiaire, l’Autriche sera déchue.</i><sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napo</i></h3><h4><br/> <br/> </h4> [^1]: Près de Hanau. [^2]: Maximilien IV Joseph. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9274, d’après l’expédition communiquée par le roi de Suède. Minute, Archives nationales, AF IV 867, vendémiaire an XIV, n° 16.</body>