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CG5-10816.md| identifiant | CG5-10816.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/09/16 00:00 |
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| titre | Napoléon à Lebrun, architrésorier de l’Empire, gouverneur général des départements de Gênes, de Montenotte et des Apennins |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10816. - </b>À Lebrun, architrésorier de l’Empire, gouverneur général des départements de Gênes, de Montenotte et des Apennins</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 29 fructidor an XIII [16 septembre
1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon
cousin, je suis fâché que vous ayez éloigné les officiers
réformés français et autres qui étaient à Gênes. Dans les
circonstances où nous sommes, ce sont de bons et vigoureux soutiens.
D’ailleurs, il ne faut jamais prendre de ces mesures qui jettent de
la défaveur sur le soldat. S’il y avait des mauvais sujets, il
fallait les faire arrêter et les punir ; mais un officier
réformé porte un caractère respectable. Non seulement on ne peut
lui interdire telle ou telle partie du territoire, mais même il doit
y être protégé. C’est par de pareilles mesures que nos premiers
législateurs ont déconsidéré l’armée et fait essuyer des
affronts à nos étendards. Pensez-vous qu’il y ait un seul de ces
officiers, fût-il mauvaise tête, qui ne soit prêt à exposer sa
vie pour vous donner un avis utile, pour garder un poste ou faire une
commission dangereuse ? </font>
</p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Quant
au nommé Coussaud<sup>[^1]</sup>,
il faut le faire arrêter : c’est un misérable intrigant.
Faites aussi arrêter le Corse qui s’est fait membre de la Légion
d’honneur de sa propre autorité.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J’apprends
avec plaisir qu’un bataillon du 20<sup>e</sup> est arrivé de
Corse : qu’il parte pour l’armée.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Pour
ne pas être étonné d’obtenir des victoires, il ne faut songer
qu’à des défaites. Ne perdez point de vue la circonstance où mon
armée d’Italie serait repoussée et obligée de se replier sur
Alexandrie, même sur Gênes, et faites que l’artillerie, l’arsenal
et les magasins de vivres soient en état.<sup>[^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p><br/>
</p><p><br/>
</p><p><br/>
</p>
[^1]: Voir CG5-10812.
[^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9222, d'après l'expédition communiquée par le duc de Plaisance. Minute, Archives nationales, AF IV 867, fructidor an XIII, n° 195.</body> |
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