CG5-10739.md

identifiantCG5-10739.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/09/02 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10739. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pont-de-Briques, 15 fructidor an XIII [2 septembre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, donnez ordre que le prêtre Ellie et Scotti soient envoyés dans la citadelle de Fenestrelle, où ils seront tenus en prison, et sous la responsabilité du commandant<sup>[^1]</sup>.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le général Masséna est parti hier de Paris<sup>[^2]</sup>. Les ordres ont été envoyés à toutes les troupes qui sont à Gênes et à Livourne de se mettre en marche pour se réunir à Brescia. Je serai demain à Paris. L’insolence des Autrichiens sera punie. Il faut encore dissimuler, tenir de bonnes paroles de paix, mais ne rien répondre aux lettres de M. de Bellegarde<sup>[^3]</sup>.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai fait venir ici le corps italien<sup>[^4]</sup> pour le passer en revue ; il est bien habillé, d’une assez bonne tenue, et fait bien les petites manœuvres ; mais les généraux ont besoin de s’instruire.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Voir CG5-10736. [^2]: Pour remplacer Jourdan à la tête de l’armée d’Italie. L’emploi du mot « général » à propos d’un maréchal est un lapsus assez fréquent. [^3]: Gouverneur de la Vénétie. [^4]: La division Teulié. [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III, </i>n° 9178, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Les Archives nationales conservent une minute (AF IV 867, fructidor an XIII, n° 116) qui ne reprend que les deux derniers paragraphes de cette lettre.</body>