CG5-10731.md

identifiantCG5-10731.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/09/01 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10731. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pont-de-Briques, 14 fructidor an XIII [1<sup>er</sup> septembre 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, j’ai reçu l’état, que vous m’avez envoyé, des jeunes gens de la garde d’honneur et de ceux destinés aux vélites. Allez de l’avant et formez-en des premières compagnies, qui vous seront nécessaires pour votre garde dans les circonstances orageuses qui vont se présenter. Je serai dans peu de jours à Paris. Cet automne sera un automne de grands événements. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Poussez l’approvisionnement de Mantoue. J’ai appris avec plaisir que deux mortiers de 12 pouces avaient été fondus à Pavie : faites-les partir pour Mantoue. Écrivez au directeur de la fonderie de Turin que vos places ont grand besoin de mortiers, et qu’il vous en envoie. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Étudiez le pays ; les connaissances locales sont des connaissances précieuses qu’on retrouve tôt ou tard. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon armée est ici en grande marche. Continuez cependant à dire que c’est seulement un détachement de 30 000 hommes que je fais partir pour garantir mes frontières du Rhin. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Le général Gassendi<sup>[^1]</sup> se rend en Italie. Donnez-lui toutes les instructions et facilités nécessaires pour l’organisation de l’artillerie des places. Je lui ai donné l’ordre de se rendre près de vous en passant à Milan, pour se concerter avec vous sur les opérations dont je l’ai chargé. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">À l’heure qu’il est, M. le maréchal Jourdan<sup>[^2]</sup> a reçu tous les ordres pour les mouvements de son armée. Je ne pense pas que les Autrichiens mettent beaucoup de troupes à Vérone autrichienne. Toutefois, le maréchal Jourdan en mettra davantage à Vérone française. La désertion, que devront craindre les Autrichiens, les éloignera de ce point de contact. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Quelques chevaux de plus ou de moins à la cavalerie italienne ne feront pas grand chose ; les principales ressources du ministère de la Guerre doivent être aujourd’hui employées à bien approvisionner les places.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napole</i></h3> [^1]: Inspecteur général de l’artillerie. [^2]: Commandant l’armée française d’Italie depuis janvier 1804, il sera bientôt remplacé par Masséna. [^3]: <span></span> Expédition d'après photographie, Jacques Chochois, Michel Poultier, <i>Il y a 200 ans, Napoléon, le Camp de Boulogne et la Légion d'honneur</i>, Communauté d'agglomération du Boulonnais, 2004, p. 169. </body>